‹ Saint François XavierChapitre 749 sur 820 · Lettre du Père Brandon, Gros, p. 364; — Sousa, p · texte numérisé non relu

Lettre du Père Brandon, Gros, p. 364; — Sousa, p

Moralez- Il y avait deux mois qu'il était mort^ Restait le Père Melchior Nunez quifutimmédiatement appelé de Baçaim. Ayant résigné sa charge, Barzée mourut le 18 octobre 1553 2. 11 avait trente-huit ans. Le Dominicain qui voulut faire son oraison funèbre fut obligé de s'arrêter, couvert par les sanglots de la foule et suffoqué lui-même par les larmes^.

Terribles épreuves pour la mission : c'est à la tête que Dieu la frappait. Xavier, Barzée, Moralez disparaissaient, les plus saints et les plus vaillants, tous épuisés avant l'âge après dix, cinq, deux ans de travail. Le nouveau supérieur recevait une lourde succession; et, d'Europe, presque personne ne venait au secours. Pas de départ en 1552'. L'année d'après, trois prêtres prirent la mer^ ; mais le vaisseau qui portait l'un d'eux dut rentrer dans le Tage; le Père Urbain Fernandoz, hier recteur de la maison de Lisbonne, le profès tant réclamé par Xavier, embarqué malade, mourut en mer; seul le Père Balthazar Diaz arriva aux Indes, à temps pour permettre à Nunez d'aller visiter les maisons du sud''\

Le vice-provincial était à Coulam, janvier 1554, quand parvinrent les premiers renseignements un peu fermes sur le décès du Père François. Des marchands venant du Pégu, d'autres du Bengale, affirmaient la chose comme certaine^. Un doute alors se posa devant l'esprit de Nunez. Il n'était supérieur que par délégation de Xavier. Xavier disparu, sa juridiction ne disparaissait-elle pas du coup? Que faire? Où était l'autorité? Il eût fallu réunir les Pères dispersés et procéder à une élection. Mais comment les arracher à leurs travaux, et les faire venir de si loin ? Lancilotti et les Pères de la Pêcherie réunis à Coulam jugèrent que mieux valait laisser Nunez gouverner la province, et écrire au Père Ignace^. Là-

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