III. — Lettre de Jean IIL Le procès de
Mais, en même temps que ces relations consolantes, des bruits attristants avaient commencé à circuler. Un billet du Père Nunez parti en janvier 1554, annonçait que, d'après certaines rumeurs, le Père François était mort^ En septembre, le bruit parvenait à Lisbonne. Le capitaine du navire qui avait apporté la lettre fut mandé à la cour. Il raconta que Xavier allant en Chine était tombé malade; il avait dû interrompre son voyage, avait repris la route de Malacca et, en route, avait succombé sur le navire. Ce navire, alors, avait en cinq jours fait un trajet qui, en temps ordinaire, en demandait quarante. Stupéfaits, les Chinois présents s'étaient convertis. On racontait encore bien d'autres prodiges. Curieux récit où nous prenons sur le fait l'éclosion des légendes, mais qui atteste aussi l'universelle croyance à la sainteté et aux miracles de l'apôtre^.
Que Xavier fût mort, beaucoup n'en doutaient plus : ils parlaient de son décès comme d'une chose désormais acquise^. Cependant aucune lettre n'étant venue confirmer les rumeurs,