Process. 1016, n
« ci OU celui-là. » Et c'est sans fin. Et tous m'affirment, les payens surtout, qu'il n'y a pas d'église pareille ni de saint pareil. Et les payens, quand ils passent devant elle, font la révérence'. »
Beaucoup d'enfants dans le pays portaient le nom de François ; c'est que leurs mères les avaient obtenus après un pèlerinage à Kotar-. On faisait des vœux au saint, mais malheur à qui ne les accomplissait pas ou cherchait à tricher sur la quantité ou la qualité : il en était vite puni. Pas de faux serments devant l'image du Père. Les payens eux-mêmes venaient dans la chap^elle terminer leurs procès à l'amiable'^. Un poète indigène chantait en l'honneur de Xavier des cantiques de sa façon : c'est que, artificier de son métier, devenu aveugle par suite d'une explosion, il avait été guéri après une neuvaine ^. Les infidèles obtenaient des faveurs •'', et la confiance allait si loin qu'on amenait au sanctuaire jusqu'à des animaux malades 6. Il se faisait tant d'offrandes en huile qu'il y en avait pour cinq églises".
De cette huile, les indigènes contèrent des choses merveilleuses, qui furent acceptées au procès de canonisation et citées dans la bulle d'Urbain VIII. Voici sur quels témoignages :
Le Malabar François Texeda disait: «J'ai connu Périmai Punical. 11 était de caste Ghiavalcain (?), originaire de Kotar, très connu chez les pêcheurs de perles, maître d'école et poète. Il habitait près de notre église, connaissait bien notre religion, savait le symbole des apôtres. Il avait composé des poèmes en sa langue en l'honneur de notre foi et du Père Nicolas Spinola, de la Compagnie, alors supérieur du collège et des résidences de la côte. Le Père André Buserio, ayant bâti cette église, y avait mis l'image du Père François. Il s'efforçait de gagner au christianisme ce payen si bien doué, et qui aurait fait un si bon gardien de l'église. Mais il n'arrivait à rien. Or Périmai devint lépreux, son corps se couvrit de pustules. Incapable de se mou-