Saint-Gildas de Ruis; aperçus d'histoire monastique
A la première page de cette étude on en trouvera indiqués l'origine et le caractère. Commencée pour en faire un article de revue, elle s'est étendue peu à peu aux proportions d'un volume. Cela montre l'intérêt qu'elle a eu pour nous. Nous souhaiterions naturellement quelle lecteur en pensât de même.
Peut-être, s'il veut bien y prêter une attention favorable, les descriptions, les scènes successives et variées que renferme ce volume, depuis le sixième siècle jusqu'à nos jours, ne seront-elles pas pour lui sans utilité, ni sans agrément. Peut-être emportera-t-il en nous quittant une notion plus nette de quelquesuns des aspects de notre histoire religieuse, de nos institutions et de nos mœurs nationales, et de leurs vicissitudes à travers les âges.
L'étude sur Abélard, qui forme une notable partie de cet ouvrage, devrait, si notre intention avait été remplie, jeter un certain jour sur les origines du haut enseignement en France et sur les mœurs scolaires du douzième siècle. Nous avons essayé d'y donner une idée juste de la société cléricale dé cette époque, des mouvements, des passions intellectuelles qui l'agitaient. Pour cela, comme du reste pour tout le livre,
rgement à profit les travaux de tiôS le ou telle voie. Nos sources ont été diquées soit dans le texte, soit dans ous devons- ici un témoignage partiaissance aux beaiix travaux de M.
, qui honorent tant leur auteur et France.
ins'ces Apei^çits, voulu présenter leà lies ont été.. L'histoire n'est tii. un une satire ; c'est un tableau. Là lérive tient à son exactitude même..
B décenrbrfe 1899.
SAINT-GiLDÀrM RÛlS
Durant Tagréable séjour ^ue nous fîmes avec notre famille,au mois d'août 1897, dans le couvent des religieuses de la Charité de Saint- Louis, à Saint-Gildas de Ruis (1), hospitalière maison qui, chaque année, reçoit, au profit de l'orphelinat qu'elle abrite, d'assez nombreux pensionnaires durant Igi saison des bains, il n'était guère possible que, les yeux si souvent fixés sur la vieille église abbatiale, paroissiale aujourd'hui, qui domine le cloître sur lequel s'ouvraient nos fenêtres, nous ne fussions pas attirés par la perspective de haute et lointaine histoire qu'un tel spectacle évoquait devant les regards de notre esprit. Les lectures faites, les renseignements recueillis dans la maison même, les recherches reprises et poursuivies depuis
(1) Voir le récit de ce séjour dans notre volume actuellement sous presse : Voyages de corps et d'esprit,
notre retour, nous ont suggéré l'idée du présent ai n'est pas, à proprement parler, une Dliie complète et détaillée de Saintais un coupd'œil, ou, pour mieux dire, d aperçus, qui ne nous ont pas paru s d'intérêt et d'uti'itc, sur les vicissim monastère neuf fois séculaire, dont se rattache par des points successifs et juelquefois saillants, à quelques-uns îments, dêa épisodes, des institutions, )nnoges importants du passé, antique , de l'Eglise et de la France, et se relie, son cours, aux caractères divers, aux ittoresques et changeants de Thistoire PS. Nous l'avons un peu conçu comme de voyage, accompli dans le temps au tre dans l'espace, et pour lequel nous ns qu'on veuille bien nous concéder, à i;les détours, les excursions, les ascen- 3 rencontres, les incidents, les insis- Lielque chose, en un mot, de la liberté iprévu qui ne sont précisément pas, lous, le moindre agrément des voyages snt dits.