‹ Saint Gilles (volume 2)Chapitre 140 sur 253 · Tome I, p · texte numérisé non relu

Tome I, p

Nous devons à Fobligeance d'un ami la communication d'une petite brochure, intitulée : Notice historique sur Vinsigne Basilique Saint-Sernin de Toulouse (^). Cette brochure renferme le passage suivant, que nous n'avons pa lire sans surprise :

(^) ... hospitale de Bethléem in Brugis, Tornacensis diocesis, fundatum in honore sancte Crucis et heate Marie virginis ac omiiium sanctorum, %ibi pauperes sacerdotes commorantur... (La Flandre, tom. cit., p. 243). Voyez, sur la ctapelle des Courtiers, dite ISTotre-Dame de Bethléem, la Flandre, tom. cit., pp. 135 et suiv. et tom. vu, Bruges 1875, pp. 73 et suiv. Cette chapelle était située près du Vlamincdam, en face du local de réunion de la société des arbalétriers de Saint -Georges, récemment démoli, pour faire place aux bâtiments de la nouvelle école normale.

(") Les conjectures, que nous avions émises sur l'orthographe des noms tronqués par l'abbé Marés, se trouvent confirmées par le texte du document, que reproduit M. Gilliodts-van Severen. Nous nous étions abstenu de toute hypothèse au sujet du titre de Moxanensis, parce que nous n'avions rien trouvé qui se rapprochât de cette forme, dans la liste des évêchés. La vraie lecture, nous venons de le voir, est Maranensis, qui désigne, d'après M. Gilliodts (op. cit., tom. XII, p. 242, note 74), le siège de Mariana, dans l'île de Corse, dont le titulaire, en 1332, était Vincent, de l'ordre de Saint-François, promu à cet évêché, le l^"^ Décembre 1330, et qui l'administra jusqu'au 27 Novembre 1343, date de sa translation aux sièges unis de Patti et Lipari, en Sicile. Ce prélat mourut en 1346. Voyez Gams, Séries Episcoporum Ecclesiœ catholicœ quotrjuot innof 'i.erunt a heato Petro apostolo, Ratisbonae 1873, pp. 766, 946, 953.

(^) Toulouse, typographie Mélanie Dupin, 1874, in-18, de 32 pp.

Mais ce n'est pas seulement aux Evêques, aux Empereurs, aux souverains Pontifes et aux Rois que nous sommes redevables de nos Reliques; grand nombre de fidèles en léguèrent après leur mort de précieux fragments à notre Insigne Basilique, et, par une secrète volonté du Seigneur, les guerres et les révolutions contribuèrent elles-mêmes à Tenricliissement de ce pieux trésor. Les Albigeois, non moins ennemis de la société des hommes que de celle des fidèles, aussi peu soumis au gouvernement civil qu'à la religion et aussi cruels qu'ils furent impies, ayant porté l'alarme pour les reliques des saints dans toutes les églises qui se trouvèrent sans défense, la crainte, la piété, la prudence, dans ces temps mallieureux, donnèrent lieu à un nouvel accroissement de ce trésor, et c'est ainsi que la basilique de Saint-Sernin devint un asile pour le corps de saint Gilles , ahhé " (^).

Nous avons peine à comprendre que l'auteur de cet opuscule se soit fait le patron d'une opinion, depuis longtemps reléguée parmi les erreurs historiques. Il n'eût certes pas écrit ces lignes, s'il avait pris la précaution de lire la note de Ménard sur VEpoqiie de la translation des reliques de 8. Gilles à Toulouse (^); à défaut de V Histoire... de la ville de NismeSj il pouvait consulter la Notice historique sur Saint Gilles, de M. Teissonnier, ou d'autres travaux récents, dont les auteurs s'accordent avec Ménard, pour faire remonter à l'année 1562 le dépôt du corps de saint Grilles dans la basilique de Saint- Sernin, et justifient cette mesure par la crainte où l'on était de voir les Calvinistes profaner les précieuses dépouilles du saint abbé (^).

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