‹ Saint Gilles (volume 2)Chapitre 141 sur 253 · Tome I, pp · texte numérisé non relu

Tome I, pp

A l'endroit indiqué, nous avons décrit la châsse, où repose aujourd'hui le corps de saint Gilles dans les cryptes

C) Pp. 9, 10.

(2) Tom. IV, Paris 1753, Notes sur Vhistoire de la ville de Nismes. Note VIII, pp. 25, 26.

(^) Nous avons traité fort an long cette question dans notre toinoi, pp. 223 et sniv.

de la basilique de Saint-Sernin, à Toulouse. Nous eussions dû ajouter qu^à la fête du saint abbé, cette châsse est exposée à la vénération des fidèles, dans Téglise haute. C'est ainsi que, le Septembre 1881, des centaines de pèlerins belges en route pour Lourdes, et qui avaient fait halte à Toulouse, purent rendre leurs hommages à ces restes glorieux. Sous le titre : Les pèlerins belges à Toidouse, la Semaine religieuse Anvers renferme un article plein d'intérêt (^), qu'elle emprunte à la presse catholique de Toulouse et dont nous détachons quelques lignes :

Le pèlerinage belge, organisé à Liège par M. l'avocat Raikem, faisait sa station solennelle, jeudi (P^ septembre), dans la basilique de Saint-Sernin.

Partis de leur pays le 29 août, les braves voyageurs s'étaient arrêtés à Reims, à Paray-le-Monial et à Lyon.

Le nombre des inscriptions avait été fixé d'abord à cinq cents; mais sur des demandes pressantes, il a fallu former deux trains, composés de 800 personnes, dont 135 ecclésiastiques. Cette modification a causé un retard notable dans l'arrivée à Toulouse et nous a frustrés de la cérémonie qui avait été annoncée pour le matin...

A quatre heures, les pèlerins remplissaient le chœur et la grande nef de Saint-Sernin; les nefs latérales étaient envahies par les Toulousains, que les journaux et le son des cloches avaient avertis. Des milliers de voix ont fait entendre VAve maris stella et le Magnificat.

" Puis M. le curé, du haut de la chaire, a souhaité la bienvenue à ses nobles visiteurs. Il a dit les rapports qui unissent la Belgique catholique à la France....

" M. le curé a expliqué ensuite les leçons que donnent aux deux nations les saints, dont les reliques se trouvaient exposées en ce moment pour être portées en procession :

Q) Le Bien 'public, de Gand, a repris cet article dans son numéro du 11 Septembre 1881.

saint Saturnin, Tapôtre de Toulouse, saint Gilles, dont était la fête, sainte Germaine et saint Thomas d'Aquin'\

L^auteur de l'article résume les considérants développés par le digne pasteur, pour prouver combien sont étroits les liens qui rattachent la Belgique à saint Saturnin et à saint Thomas d'Aquin. Le rédacteur passe sous silence, et nous le regrettons, les paroles consacrées par Porateur à saint Gilles et à son culte, ce culte si populaire au pays de Liège, et qu'un histrion français converti, le bienheureux Goderan, implanta, il y a neuf siècles, aux portes mêmes de la cité liégeoise.

Après Tallocution de M. le curé de Saint-Sernin, une magnifique procession, présidée par S. E. le cardinal-archevêque de Toulouse, se déroula dans les nefs de la basilique. Les châsses étaient portées par les pèlerins; ce ne fut pas sans doute une des moindres consolations des pieux voyageurs de pouvoir charger sur leurs épaules le corps de saint Gilles, les restes à jamais bénis d'un Saint, que, dès leur enfance, ils avaient appris à aimer et à vénérer, comme l'un des patrons tutélaires et des plus puissants protecteurs de leur chère patrie.

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