Tome I, p. LV, note
La presse française ne se lasse pas de relever les mérites du beau livre de M. le chanoine d'É ver lange : Saint Gilles et
Duruy, membre de l'Institut français, ancien ministre de Napoléon III, dans sa récente étude : La politique religieuse de Constantin : " La critique historique, qui croit à la permanence des lois naturelles et qui pense avec Sénèque que Dieu obéit à l'ordre qu'il a établi, semel jussit, semper paret, ne 'discute plus les miracles. " C'est la même pensée, formulée en d'autres termes. Voyez Les Lettres chrétiennes, tom. v, Lille 1882, p. 245. " L'éminent écrivain — dit M. Paul Allard, après avoir cité cette phrase, — me permettra de lui répondre que la négation a priori des faits surnaturels est un des actes les plus contraires au véritable esprit historique, lequel accepte ou rejette les événements, non d'après des théories préconçues, mais d'après la force et la valeur des preuves. "
(') Revue des questions historiques, tom. cit., pp. 282, 283.
son pèlerinage. Aux nombreux journaux et recueils périodiques, énumérés dans cette note, qui en ont parlé de la façon la plus élogieuse, il convient d'ajouter : Les Soirées populaires, de Kîmes, n*' du 27 Novembre 1881, pp. 53, 54; La Provence à travers champs, de Marseille-Draguignan, n°^ du 21 Janvier et du 4 Février 1882, pp. 59, 60, 76-78, et La Vedette politique, sociale et littéraire, de Marseille, n<* du 12 Mars 1882,
Saint Gilles et son pèlerinage — dit M. Albert Delaume, dans les Soirées populaires, — a déjà victorieusement subi les épreuves d'une longue publicité... Et d'ailleurs, pourquoi le taire ? cet ouvrage a eu, il y a peu de temps encore, l'honneur insigne de recevoir une consécration suprême. Sa Sainteté Léon XIII a daigné de sa bouche auguste en féliciter personnellement l'auteur; c'est là sans contredit le plus haut, le plus honorable, le plus précieux témoignage que puisse ambitionner une plume chrétienne et sacerdotale (^).
Cette marque d'estime si flatteuse, M. d'Bverlange la reçut dans l'audience particulière, que voulut bien lui accorder le saint-père, au mois de Septembre 1881; dans cette même audience, l'auguste pontife prodigua ses bénédictions et ses encouragements à l'œuvre difficile entreprise par le zélé pasteur, la restauration de l'antique abbatiale et de ses célèbres pèlerinages.