‹ Saint Gilles (volume 2)Chapitre 161 sur 253 · Tome II, p · texte numérisé non relu

Tome II, p

Les statues de saint Gilles et de saint François-Xavier ont été enlevées des piliers, auxquels elles étaient adossées.

Op. et tom. cit., p. 462. Voyez, sur le culte de saint Gilles dans la chapelle de cet hospice, notre tome ii, pp. 343 et suiv.

(2) Cet article (pp. 401-473), accompagné de qnatre planches, est signé des initiales F. C.

(^) P. 460. — Voyez aussi, sur les enseignes de pèlerinages, Gay, Glossaire archéologique du moyen âge et de la renaissance, aux mots Affi^che, Affique, affiquet, affiquette, fascicule, Paris 1882, p. 7.

G-râce à la confrérie de saint Gilles et au zèle déployé par ses membres, Péglise vient de s'enrichir d'une magnifique statue de son patron^ en bois sculpté et polychromé. Cette statue est due au ciseau de M. Léopold Blanchaert, de Maltebrugge (St-Denis-Westrem); la polychromie est Fœuvre de M. Bressers-Blanchaertj de Gand. La réputation de ces artistes n'est plus à faire; les églises de nos Flandres étalent avec fierté une foule d'objets d'art sortis de leurs ateliers, et tous exécutés d'après les vrais principes du style gothique, avec une entente parfaite des règles, trop souvent négligées, de l'iconographie chrétienne.

La statue de saint Gilles^ aussi bien conçue que délicatetement sculptée, fait honneur à M. Léopold Blanchaert. Le Saint est debout sur un tertre : vêtu du costume d'abbé bénédictin, aux plis souples et ondoyants, il porte la couronne monastique et la barbe pleine; ses traits respirent une douce bonté. Aucune des caractéristiques du Saint li'a été oubliée. La main droite, traversée d'une flèche, repose sur la tête d'une biche; les pieds appuyés sur son maître, le svelte et gracieux animal semble le caresser et compatir aux souffrances que lui cause sa blessure. De la gauche, le Saint tient une crosse du plus joli style, munie d^un vélum blanc; des souliers pointus forment sa chaussure. Le bord inférieur de l'habit et le contour des manches sont semés de cabochons; enfin, le nimbe, qui orne la tête du Saint, est entouré de l'inscription : t Ôanctuô 3ï5gtbtuô 2lbba0. La polychromie est d'un fini achevé. Les chairs sont bien traitées. La souplesse et l'ampleur des draperies ressortent mieux encore sous le beau diaprage, dont les a décorées M. Bressers; les initiales enlacées ô et alternant avec des couronnes, forment le fond de ce diaprage, que rehaussent des dessins du meilleur goût.

Nous espérons voir M. Blanchaert exécuter une réduction en plâtre de cette belle statue; l'art et la piété y gagneraient. Que de localités en Belgique et dans le Nord de la France, où

fleurit encore aujourd'hui le culte de saint Gilles ! L'image du glorieux thaumaturg-3 serait la bienvenue dans les familles chrétiennes, et la dévotion au cher Saint y trouverait un puissant élément de diffusion.

Exposée, pour la première fois, à la vénération des fidèles, le Vendredi, 1^^' Septembre 1882, la nouvelle statue a été solennellement bénite, le Dimanche suivant, au salut, par M. le doyen François Van Rolleghem, curé de Saint-Gilles.

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