Tome II, p. 379, note
Cette note, dont les éléments sont empruntés à la Biographie des hommes remarquables de la Flandre occidentale (*), renferme autant d'erreurs que de lignes. Guillaume du Tielt, qui a gravé le joli drapelet du pèlerinage de saint Gilles à Watten, naquit à Ypres, non pas au commencement du XVII^ siècle, mais entre 1585 et 1590, peut-être même quelques années plus tôt. On prolonge à tort sa carrière jusque vers 1669; les
de leveringe van eene nieuwe halance, met twee hlaân, dienstig tôt het opwegen van de gemelde kinderen, jegens graan. (Id.)
La pratique, dont nous signalons l'existence à Adinkerke, devait, à une certaine époque, être fort répandue en Flandre. Colomban Vrancx, abbé de Saint-Pierre, à Gand, de 1597 à 1615, parle de cet usage dans son livre : De Werclcen, de.Mirahelen, het Heyligh Leuen, de Ghebeden en Lofzanghen van d^Hooghiveerdighe Maghet en Moeder Gods Maria. Nous n'avons pu mettre la main sur ce volume, sorti des presses de Gautier Manilius, à Gand, en 1602; mais nous en trouvons l'extrait suivant, rappelant la contre-pesée des enfants, dans le Westvlaanisch Idioticon, de M. De Bo : 800 veel taerioe als die Tcinders zwaer ivoeghen (tom. 11, Brugge 1873, p. 1382, v" Wegen).
(}) La paroisse d'Adinkerke ressortissait pour lors au diocèse d'Ypres. i|»
(^) On trouve le texte de cette curieuse requête dans l'opuscule intitulé : Het Felgrimsboelcske van AdinTcerke, dat is het leven van sint Cornelis, paus en martelaçLr, met eene Tcorte geschiedenisse van zijne reliquien en oefeningen van devotie tôt âezen grooten Heiligen, gevolgd door eenige aanteeJceningen over Adin- Icerhe en de lijste van de helcende pastors, Brugge 1872, pp. 47-49. Ce docuinent a été inséré aussi dans Rond den Heerd, jaar, Brugge 1870, p. 331.
(^) Het Fetgrirnshoehslie van Adinkerke, p. 49. — • Rond den Heerd, tom. et loc. cit.
C) Tome m, Bruges 1847, p. 166.
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comptes de la ville d^Ypres nous apprennent qu^il mourut le
10 Octobre 1653. Au dire de ses biographes, Guillaume du Tielt épousa Anne- Catherine Bourguillion. Nouvelle erreur : la femme de cet artiste s^appelait Antonio Warique, alias Waricbel; c'est le fils ou le petit-fils de Guillaume du Tielt, nommé Guillaume comme lui, qui se maria à Ypres, le 17 Octobre 1664, avec Anne- Catherine Bouckelioen, et non Bourguillion. Guillaume du Tielt ne fut pas peintre; il n'a pu dès lors être élève de Rubens. Les tableaux qu'on lui attribue, et qui décorent l'église de Saint-Pierre, à Ypres, sont l'œuvre de son fils Louis.
Ces erreurs, et bien d'autres encore, ont été redressées par M. Alphonse Vandenpeereboom, dans ^'intéressante étude, qu'il vient de j)ublier, sous le titre de : Guillaume du Tielt, graveur. Notes sur sa vie et sur ses œuvres (^). S'aidantdes renseignements puisés aux comptes communaux de la ville d' Ypres, le savant auteur a pu reconstituer la biographie de l'artiste flamand, si étrangement défigurée par les historiens (^). Il passe ensuite en revue l'œuvre du maître, qui traitait de préférence les sujets religieux, et nous a légué toute une série de drapelets de pèlerinages et de confréries. M. Yandenpeereboom décrit d'abord les gravures de Guillaume du Tielt, dont
11 existe des épreuves anciennes (^); il décrit ensuite celles dont les cuivres, encore existants, font partie de son riche cabinet (*). Il mentionne aussi les pièces dues au burin de Pierre du Tielt, fils de Guillaume (^).
Ypres 1882. M. Alphonse Vandenpeereboom nous a fait hommage d'un exemplaire de cette curieuse notice, dont il nous avait permis de prendre connaissance dès avant son apparition. Les procédés si bienveillants du docte ministre d'État lui donnent droit à toute notre reconnaissance.
{') Pp. 1-19, 54.
(3) Pp. 20-38.
(^) Pp. 39-54. Parmi ces dernières gravures, les unes sont signées par Guillaume du Tielt; les autres, sans porter sa signature, lui sont attribuées, avec raison, par les connaisseurs.
(■') Pp. 56-58.
Le travail de M. Vandenpeereboom est orné de seize planclies reproduisant les principaux cuivres, gravés par Guillaume et Pierre du Tielt (^). Le di-apelet du pèlerinage de saint Gilles, à Watten, est mis en regard de la page 43, où l'on trouve, sous le n^ 20, une description sommaire de cette jolie gravure.