‹ Saint Gilles (volume 2)Chapitre 198 sur 253 · FLANDRE ORIENTALE. — DIOCÈSE DE GAND · texte numérisé non relu

FLANDRE ORIENTALE. — DIOCÈSE DE GAND

A) Églises et chapelles dédiées à saint Gilles I. — Lembeke

Saint Gilles était, déjà au XIII*^ siècle, patron de l'église et du lieu. L'ancienne église datait du commencement des années 1200; construction de l'église actuelle en 1776, pp. 200, 201. — Dès 1363, l'église possédait un autel de Saint-Gilles; chapellenie fondée à cet autel par messire Enguerrand Hauweel et dame Jeanne van Bredelaere, son épouse, p. 201. — La confrérie de saint Gilles paraît remonter à la même époque. Destination de ses revenus. Gestion, p. 202. — Le 12 Septembre 1725, Mgr. Henri-Joseph van Susteren, xiv' évêque de Bruges, consacre les deux autels latéraux de l'église de Lembeke, dont un en l'honneur de saint Gilles. Le 19 Août 1778, date de la consécration de la nouvelle église, Mgr. Félix-Guillaume Brenart, xvii^ évequc de Bruges, consacre l'autel de la nef droite sous le vocable du saint patron, p. 202. — Détails sur l'autel de Saint-Gilles. Tableau. Statues et statuette. Cloche, pp. 203, 204. — Dévotion des paroissiens pour leur patron. Relique du Saint, pp. 204, 205. — Bénédiction, de l'eau en l'honneur du saint abbé. Son usage, p. 205. — Saint Gilles invoqué contre les fièvres. Pèlerinage jadis très-fréquenté, aujourd'hui tombé en désuétude, p. 206. — Indulgence plénière pour la fête de saint Gilles, p. 206. — • Litanies flamandes imprimées à l'usage des paroissiens, pp. 206, 207. — Anciennes fondation et procession, p. 207. — Office de saint Gilles, p. 207. — Le 1^" Septembre, dans toutes les familles de la paroisse, on fait des gaufres, connues sous le nom de Gillehens ivafels, p. 207. — Chemin appelé Sint Gillis predicatie, p. 207.

L'église doit son origine à un hôpital, bâti, en l'honneur de saint Gilles, sur le territoire de Zwjveke-lez-Termonde, par Mathilde, dame de Termonde, veuve de Guillaume-le-Roux, seigneur de Béthune. Détails biographiques, p. 208. — Date probable de la fondation de l'hôpital. Cet étabhssement existait déjà en 1221. Texte d'une donation que lui fait, en cette année, Mathilde de Termonde, pp. 208, 209. — La fondatrice change l'hôpital on abbaye de femmes, de l'ordre de Cîteaux. Fragmenta de l'acte d'érection du monastère, daté du 11 Octobre 122:>, pp. 209, 210.

— Godefroid de Fontaine, évêque de Cambrai, approuve ce cliaiigcment, par acte du 18 Août 1223. Texte de ce document, p. 210. — L'église conventuelle de Saint-Gilles est érigée en paroissiale et l'église paroissiale de Zwyveke transformée en conventuelle. Ce double transfert, projeté par Mathilde de Termonde, est consommé, après sa mort, par sa sœur Marguerite, en 1227. Lettres de confirmation de l'évêque Godefroid de Fontaine, pp. 211-213, — En suite de ce transfert, la paroisse de Zwyveke quitte ce nom, pour prendre celui de Saint-Gilles, qu'elle porte encore aujourd'hui, p. 213. — Une partie de la paroisse de Zwyveke, celle oii se trouve l'église de Saint-Gilles, fut incorporée dans la ville de Termonde, entre les années 1188 et 1224. Il en résulte que cette enclave a pour patronne du lieu celle de Termonde, sainte Chrétienne, tandis que la partie extra miiros, ou la commune de Saint- Gilles, a pour patron du lieu le saint abbé, p. 214. — Quelques paroissiens de Termonde, et nommément Gilles van der Yorst, ce dernier en expiation du meurtre commis par lui sur la personne du prêtre Gilles Cachtel, instituent, dans l'église paroissiale de Saint-Gilleslez-Termonde, en l'honneur de Dieu, de la Vierge Marie et de tous les Saints, spécialement de saint Gilles, une chapellenie perpétuelle, grevée de quatre messes par semaine. Pierre d'André, évêque de Cambi-ai, approuve cette fondation, par acte du 14 Mars 1367, pp. 214, 215. — Tour bâtie en 1444, seul vestige de l'ancienne église. Église nouvelle, p. 215. — Autel de la nef droite, dédié à saint Gilles. Tableau du maîtreautel. Vitrail avec figures de saint Gilles et de saint Roch, pp. 215, 216.

— Avant 1793, il y avait annuellement, à la fête du saint abbé, un assez grand concours de pèlerins; on invoquait le Saint dans les maladies des chevaux et des bêtes à cornes. Ce concours a cessé, p. 216. — Gilde de l'arc-à-main, érigée sous le vocable de saint Gilles. En 1367, cette gilde, l'une des plus anciennes de la Flandre, avait son siège dans l'église paroissiale et était régie par les marguilliers, p. 216. — Philippele-Bon accorde à la gilde de saint Gilles des lettres de confirmation, datées du 12 Septembre 1465, et lui octroie des statuts. Subside communal. Par lettres du 25 Août 1542, Charles-Quint fusionne les gildes de saint Gilles et de saint Sébastien en une seule association, sous le titre de " gilde de saint Sébastien ". Protestations de la gilde de saint Gilles. A force d'instances, elle obtient que la nouvelle association soit reconnue sous le vocable de " gilde de saint Sébastien et de saint Gilles ", p. 217. — Lieu de réunion de l'ancienne gilde de saint Gilles, appelé

GUUshof; après la fusion des deux gildes, il prend le titre de 6'' Sebastiaenshof. Détails sur la gilde do saint Sébastien, pp. 217, 218. — Une des rues de Termonde, la rue de Bruxelles, où se trouve l'église de

Saint-Gilles, porta, jusqu'à la fin du dernier siècle, le nom de *S'' GUUsstraet, p. 218.

Cette localité est d'origine très -ancienne, mais on ignore le nom qu'elle portait, avant que celui de Saint-Gilles lui fut donné. Preuves de cette ancienneté, pp. 218, 219. — Le nom de Saint-Gilles ne figure pas encore dans les documents du XIP siècle et ceux des premières années du XIII*=; en revanche, on y rencontre souvent ceux de Cusforda, Cosford, Coesfort. D'après M. Siret, ces dénominations s'appliqueraient à un couvent de Prémontrés, dépendant de l'abbaye de Tronchiennes, et qui, ravagé par les barbares vers 883, aurait été relevé de ses ruines par le comte Baudouin-le-Chauve. Opinion inadmissible, pp. 219-221. — En 1160, il y avait sur le territoire actuel de Saint- Gilles une maison religieuse, dite Clusa, relevant de l'abbaye de Saint- Pierre, à Gand. Or, il paraît certain que cet établissement n'est autre que la domus Beatœ MaHœ de Gosfonl, à laquelle le comte de Flandre Philippe d'Alsace fit plusieurs donations, en 1171, 1172 et 1183; ce qui revient à dire, que Clusa et Cusforda désignent une seule et même institution monastique. Preuves. Détails sur le prieuré de Notre-Dame de Cusforda et la chapelle, dite Cluysencapelle, pp. 221-224. — Saint Gilles est une des gloires de l'ordre de Saint-Benoît, et l'introduction de son culte dans la localité, qui aujourd'hui porte son nom, doit être attribuée aux moines bénédictins de Clusa; ainsi s'explique le choix du vocable de l'église paroissiale, p. 225. — Le premier document où figure le nom de Saint-Gilles, est un acte du mois de Juillet 1239, émané de Walter de Marvis, évêque de Tournai. Texte de cet acte, p. 226. — L'église de Saint-Gilles, brûlée par les Gueux en 1570, est rebâtie du produit des impôts, autorisés par divers octrois d'Albert et d'Isabelle, pp. 226, 227. — Nouvelle église. Détails divers, pp. 227, 228. — Autel et statue de saint Gilles, p. 228. — Tableaux de Nicolas Liemaecker et d'Antoine van den Heuvele, représentant des épisodes de la vie du saint abbé, pp. 228, 229. — Fondation d'un salut en l'honneur de saint Gilles. Reliques et porte-reliquaire. Armoiries de la commune, p. 230.

B) Souvenirs divers du culte de saint Gilles

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