‹ Saint Gilles (volume 2)Chapitre 35 sur 253 · MONUMENTUM · texte numérisé non relu

MONUMENTUM

R. D. ^GiDii Estricx

PJBRI s. T. L.

HUJUS EXEMPTA CaTïïED.

EccLEsi^ S. Bavonis Canonici Grad. Pœnitentiarii ac dein scholastici OBiiT 19 Maii 1658 R. I. p. (3).

Le chanoine Gilles Estricx, qui avait largement contribué, de son vivant, à relever le culte de son patron, voulut reposer, après sa mort, le plus près possible de la chapelle

(^) Gilles Estricx, licencié en théologie, natif de Malines, après avoir desservi quelques années la cure de Saint-Nicolas, à Bruxelles, obtint, en 1631, la cinquième prébende libre du chapitre de Saint-Bavon, à Gand; il devint chanoine gradué et pénitencier, le 30 Septembre 1652, fut élevé à la dignité d'écolâtre, le 29 Novembre 1657, et mourut le 19 Mai de Tannée suivante. Hellin parle, avec les plus grands éloges, de sa générosité et de son zèle pour la décoration des églises, surtout de la cathédrale de Saint-Bavon. (HBiiLiN, Histoire chronologique des Évêques et du Chapitre exemt de VÉglise Cathédrale de S. Baron, à Gand, tom. i, Gand 1772, p. 188.)

(') Le chanoine Estricx portait, an 1 et 4, d'or, au perroqnet de sinople, becqué et membré de gueules; au 2 et 3, d'azur, au chevron d'argent, accompagné de trois dés de même. (Hellin, op. et tom. cit., p. 188, en note.)

i^) Hellin, op. et tom. cit., pp. 188, 189. — Kervyn de Volkaeksbeke, Les églises de Gand, tom. i, p. 35.

embellie par sa pieuse munificence; il fut inhumé au-dessous delà chapelle même, dans la crypte de Téglise (^). Nous ne pouvions laisser dans Toubli ce zélé serviteur de saint Gilles, et c'est avec bonheur que nous consacrons ces quelques lignes à sa mémoire.

Parmi les bénéfices sur lesquels Pabbé de Saint- Pierre, à Gand, exerçait le droit de patronage, Sanderus cite trois chapellenies, annexées chacune à un autel de Saint- Gilles, dans les églises paroissiales de Saint-Nicolas, de Saint-Jacques et de Saint-Michel, à Gand(^). M. Kervyn de Volkaersbeke, qui donne une description minutieuse de ces trois églises dans le second volume des Eglises de Gand (^), ne signale pas ces autels; même silence de la part des auteurs des Graf- en gedenlcschriften der Provincie Oost-Vlaenderen (*).

Il est vrai que Sanderus, comme il le reconnaît lui-même, a extrait la liste des bénéfices, auxquels présentait l'abbé de Saint-Pierre, d'un manuscrit datant de 1555 (^), antérieur par conséquent à l'époque des Gueux, et il est possible que les autels de Saint-Gilles, portés sur cette liste, aient subi le sort de tant d'autres monuments religieux, détruits par les iconoclastes du XVP siècle (^). Il se peut aussi que ces autels aient

Q) La sépulture de Gilles Estricx est indiqaée par une pierre tumulaire, dont on peut voir l'inscription dans Hellin, op. et tom. cit., p. 189, et dans Kervyn de Volkaersbeke, op. et tom. cit., p. 185.

(^) Flandria illustrata, tom. i, Hagse Comitum 1732, p. 259.

(3) Voyez sur Saint-Nicolas, pp. 141 et suiv.; sur Saint -Jacques, pp. 1 et suiv., et sur Saint-Michel, pp. 45 et suiv.

(^) Voyez Eerste reeks. Parochiekerlcen. Gent, i deel, Gent 1865, 8inte Michielskerk, pp. 129 et suiv. — Eerste reeks. Id., Gent, ii deel, Gent 1866, Sinte Jacohskerk, pp. 1 et suiv.; Sinte Nikolaeskerk, pp. 107 et suiv. Ce recueil passe en revue les différentes chapelles de ces églises et donne les divers titres qu'elles ont portés.

(^) Idem (Ahhas Blandiniensis) , dit-il, prout ex Codice manuscripto, et anno 1555, per Gerardum Culsbrouck innovato constat, suhsequentium Ecclesiarum Patronus, ac heneficiorum Collator extitit, et maxima ex parte etianinur» exista. (Flandria illustrata, ed. cit., tom. i, p. 259, col. 1.)

(^) M. De Busscher, dans son ouvrage Vabbaye de Saint-Pierre à Gand, pp. 122, 123, donne le relevé des cures soumises, en 1770, au patronage de l'abbé

changé de vocable, chose qui n'était pas rare autrefois {^). N'oublions pas non plus que, dans les anciens documents, le mot altare n'a pas toujours la signification, que nous lui donnons aujourd'hui; dans les pouillés, par exemple, il se prend souvent pour l'équivalent de chapellenie (^). Mais, soit que par altare S. ^gidii, il faille entendre un autel proprement dit, érigé sous ce titre, soit un bénéfice fondé en l'honneur du Saint, il reste vrai de dire que cette indication prouve l'existence, — antérieure bien certainement au XVP siècle (^), — du culte de saint Gilles dans les églises de Saint-Jacques, de Saint-Michel et de Saint- Nicolas, rangées parmi les principales de la ville de Grand.

Il existait à Grand, au XIV® siècle, un hôpital de Saint- Gilles; cet hôpital était situé au Ga.utej^, la place d'Armes actuelle, le long du bras de l'Escaut, qui rejoint la Lys, au pont de la porte aux chaudrons (Ketelpoortbriigge) (^)v godtshuus met vier caemeren dat men eedt te Sente GilUens staende up de veste van de contre up der stede herve van Ghend. Nous trouvons sur le rempart du Cautre, — écrit le chevalier

de cette puissante maison, mais il ne parle pas des autres bénéfices; cette liste ne peut donc servir à trancher la question.

(^) Ainsi dans le recueil, déjà cité, des épitaphes de l'église de Saint- Michel, nous lisons, en note, à la page 175 : " Les noms des différentes chapelles de l'église de Saint-Michel [et partant des autels qui s'y trouvent] ont varié très-souvent; malgré des recherches attentives, il nous est impossible de fixer les époques de ces changements. " La même remarque est apphcable aux deux autres églises.

(^) On consultera avec fruit sur les diverses significations du mot altare, le Glossarium de Du Gange, tom. i, Parisiis 1733, col. 349 et suiv., surtout 351-354, v° Altare.

(^) Le manuscrit dont Sanderus s'est servi, et qui datait de 1555, n'était que la copie d'un manuscrit plus ancien, qui comptait sans doute plusieurs siècles d'existence.

(*) " Sur le bras gauche de l'Escaut, entre la porte aux chaudrons et la porte dite de wal ou ivael-poorte, existoient deux remparts : l'un, situé sur la rive droite, étoit nommé dans sa plus grande étendue, le rempart du cautre {de cauter-veste); l'autre, sur la rive gauche, est encore connu aujourd'hui sous la dénomination du rempart aux chaudrons (de heteUveste) . " (Diericx, Mémoi' res sur la ville de Gand, tom. ii, Gand 1815, p. 262.)

Diericx, dans ses Mémoires sur la ville de Gand, — l'ancien hôpital de Saint Gilles {van Sente Gilliens). Il appartenoit, en 1377, à un particulier nommé frère Jean de Sotteghem, qui en disposa en faveur de Macs (^) Storeme et de son épouse Marguerite vande Viver. Cet établissement ne consistoit qu'en quatre chambres, et il falloit en louer deux, afin de se procurer les fonds nécessaires pour entretenir le bâtiment et payer à la ville une redevance de vingt sous de Paris. Le même Storeme étant devenu veuf, disposa de cet hôpital, par acte du 15 Mai 1394, en faveur des pauvres de la paroisse de Saint Nicolas, et il n'en est plus fait mention depuis. " {^)

Le texte de Diericx est accompagné en note, -et à titre de pièces justificatives, de deux actes passés devant les échevins de la Keure de Grand, sous les dates respectives du 9 Novembre 1377 et du 15 Mai 1394. Par le premier, frère Jean de Sotteghem cède à Thomas Storeme et à Marguerite van de Viver, sa femme, l'hôpital, ou, pour parler plus exactement, l'hospice de Saint-Gilles. Nous y voyons que ce frère avait fondé la maison avec les aumônes des bonnes gens de Gand et d'ailleurs, aux fins d'y héberger et soigner les pauvres;... omme de redene dat hroeder Jan vorseit t'vorseide godtshuiis met datter toebehoert ghecreghen heeft van goede lieden hinnen der stede van Gkend ende elre omme aerme liede daer inné t'ontfane ende te leghene in der minne van Gode. La destination de l'hospice est clairement définie, quelques lignes plusi haut: ... in dandere twee caemeren zal men herherghen haerme huushaerme, ende dien zullen hlieven aile de hedden ende lynwaet. I

Par le second acte, Thomas Storeme transfère la propriété de l'hospice, avec les charges y afférentes, à la mense di Saint-Esprit de la paroisse de Saint-Nicolas, à Gand, omuii den vorseyden heyllghen geest het uorseyde godtshuus te hebbcn<

(') Contraction do Tho)ymcs, Thomas.

(-) Tom. II, Gand 1815, pp. 275, 276.

ende te gliehruhene als syn 'proper goet, met al sulchen commcre ende laste als de selve wettelicke hennisse {Pacte du 9 Novembre 1377) heroept{^).

Parmi les anciennes corporations de métiers de la ville de Gand, il s^en trouvait deux qui reconnaissaient saint Gilles pour patron; celles des Tanneurs de cuir blanc (Witteleertauwers) et des Gantiers (Handschoemakers) . Chacune déciles avait son blason. La première portait de gueules^ chargé d'un ceri, d'une aumônière^ d'un gant et d'une poche, le tout d'argent; la seconde, de gueules, au lion d'argent, lampassé et armé de sable et couronné d'or, bâtonné de sinople (^) . La biche, caractéristique ordinaire de saint Gilles, et la blessure que celui-ci reçut à la main, lorsqu'on traquait la compagne fidèle de sa solitude, n'auront pas été sans influence sur le choix que les Tanneurs de cuir blanc et les Gantiers firent de notre Saint comme patron tutélaire de leurs corporations.

La gilde gantoise des Francs- Oiseleurs s'était mise aussi sous la protection de saint Gilles, comme le prouve le titre qu'elle prenait: ... het oud vermaerd Gilden van den Heyligen G-illis, onderhouden hy de vrye Vogelaers der Stad Gend.

M. Félix De Vigne, dans son important ouvrage : Mœurs et usages des Corporations de Métiers de la Belgique et du Nord de la France {^), reproduit le sceau de la gilde des Oiseleurs (■^) et le décrit en ces termes :

^' Le N* 6 appartient à la corporation des oiseleurs de Gand; elle avait S* Gilles pour patron; le saint y est représenté en costume d'abbé, tenant d'une main la crosse, de l'autre une flèche, instrument de son martyre; un chien lévrier se tient

{}) DiERicx, Mémoires sur la ville de Gand, tom. ii, p. 276, notes 1 et 2.

(^) De Vigne, Recherches historiques sur les costumes civils et militaires des Gildes et des Corporations de Métiers, leurs drapeaux, leurs armes, leurs blasons, etc., Gand 1847, pp. 50 et 53. Le blason des Witteleertauwers se trouve sur la planche 9, et celui des Handschoemakers, sur la planche 12.

(3) Gand 1857.

V) Voyez la planche 30, n" 6.

debout, appuyé contre la crosse; à côté du saint se trouve une cage, contenant un oiseau; autour : Sente Gillis Gul- DEN (1).

Il est à regretter qu^un écrivain aussi instruit et aussi recommandable que M. Félix De Vigne, soit tombé dans les erreurs, qu'on vient de lire. SMl avait feuilleté la Vie de saint Gilles, il se serait certes bien gardé de transformer le saint abbé en martyr, et n'aurait pas pris la flècbe, qu'il tient en main, pour l'instrument de son supplice; il n'aurait pas confondu non plus avec un cbien lévrier, la biche qui accompagne notre Saint.

Le sceau, décrit par M. De Vigne, est orbiculaire, au diamètre de trente-deux millimètres; le travail accuse la fin du XVII^ siècle. M. l'abbé Lavant, pro-secrétaire et archiviste de l'Évêché de Gand, en possède une empreinte dans sa riche collection sigillographique (^).

On conserve aux Archives de la ville de Gand une série de registres, peu anciens, il est vrai, provenant de la gilde des Francs- Oiseleurs; en voici la liste, telle que nous l'a transmise, avec son obligeance ordinaire, M. le comte de Limburg Stirum-de Thiennes :

Le règlement de la gilde, donné par le roi d'Espagne Charles II, en 167L

Le Resolutie-Boeck de 1674 à 169 L id. de 1691 à 1711.

id. de 1712 à 1792.

Les actes d'admission de 1674 et de 1773.

Les comptes des années 1744, 1766, 1769 et 1781.

La liste des membres en 1 760.

La composition du Serment de la gilde de 1712 à 1792.

Q) De Vigne, Mœurs et usages des Corporations de Métiers, ctc.,p. 135.

(2) M"" l'abbé Lavaut est l'auteur des remarquables études de sphragistique religieuse, insérées dans le Messager des sciences historiques, de Ganii (années 1868 et suivantes), sous le titre modeste de Quelques sceaux du diocèse de (Jand; il nous a honoré, le 25 Octobre 1871, d'une lettre des plus aimables, remplie do détails d'un haut intérêt.

Le bibliophile gantois Jean De Meyer (t G Avril 18G0) possédait dans sa riche collection le registre d^idmission de la gilde des Francs-Oiselenrs^ manuscrit in-folio portant ce titre : Notitie-hoeh van de inlcomende gidde-hroeders van het gulden van 8^^ Gillis fgeseydj Vinhenaers, onderhouden met deslagnette hinnen Gendt, heginnende metten jaere M.DCC.LXXIII.

Ce registre^ contenant les admissions et reconnaissances de dettes mortuaires des membres de Tassociation^ finit en 1795, date de la suppression de la gilde des Francs-Oiseleurs. Les deux derniers membres inscrits sont deux médecins, Nic.-Fr. De Block et J.-Fr. Yan der Donckt P).

La gilde des Francs- Oiseleurs, tout comme les autres associations de ce g'enre, faisait célébrer des offices religieux, à certains jours de l'année; après avoir successivement fait usage, pour ces cérémonies, de diverses églises de la ville de Gand, elle établit, en 1745, dans celle des Carmes déchaussés, et y resta jusqu'à la révolution française, qui supprima le couvent et la gilde.

Quand un des membres célébrait son jubilé de vingtcinq ou de cinquante ans d^admission, la gilde était en liesse; pour perpétuer le souvenir de la fête, et conformément aux habitudes de l'époque, elle faisait imprimer une, parfois plusieurs pièces de vers en l'honneur du jubilaire. M. Ferdinand Vanderhaeghen nous a conservé les en-tête de quelques-uns de ces morceaux dans sa Bibliographie gantoise; citons-en deux spécimens, qui se rapportent au jubilé de cinquante ans de Jean Eemi De Bisscop, célébré en 1770 :

Ben opreChten Lof Van Ben WeL-geoeffenBcn VogeLaer, toe-ge'éygent aen.... Joannes Remigius Be Bisscop , Secretaris Juhilaris van Schepenen van Gedeele der stad Gendt, vierende

(') Catalogue des livres et manuscrits formant la bibliothèque de feu M. Jean De Meyer, Gand 1869, p. 113, n° 660. Ce manuscrit a été acquis, au prix de 10 francs, par M. Ferdinand Vanderhaeghen (Frire d'adjudication et novis des acquéreurs des livres et manuscrits... de M. Jean Be Meyer y vendus à Gand, les 2-5 Novembre 1869, p. 9, col. 2.)

synen jubilé van vyftig jaeren mecle-hroeder geiceest te hehhen van het wyd-vermaerd gilden van den Heyligen Gillis, geseyt Vrye Vogelaers. Geviert hinnen Gendt den XXIX. Odoher M.DCG.LXX. — Tôt Gendt, gedruht hy Judocus Begyn, woonende aen d'AppeUhrugge in den Engel.

In-folio piano. Pièce curieuse en vers flamands; un exemplaire se trouvait dans la collection de feu M. Goetghebuer.

Ben lof van den ouderdom... Joa-n. Bemigius De Bisscop... Vierende synen Vyftig -jaerig en Jubilé van het Gilden van den H. Gillis in de Kerke van de PP. Carmeliten Discalsen.

In-folio. Poëme sorti des mêmes presses^ et suivi dV crosticlies formant écliiquier. Collection F. Vanderhaeglien (^).

Nous possédons une feuille imprimée, qui date des derniers temps de la gilde des Francs- Oiseleurs (1792); c'est une pièce de vers flamands,, publiée sans nom d''imprimeur, et dédiée, sous forme de souhaits de nouvel an, au Serment et aux membres de la gilde par le bailli {Bailliu) et le domestique {Knaepe) de l'association. Elle porte l'en-tête suivant :

NIEUW-JAER-WENSCH

Opgedraegen aen de lofweêrde en voorzienige Heeren Proôst, Heuverdeken, Deken, Proviseerders, Ouderlingen en gemeene Supposten van het oud vermaerd Gilden van den

HEYLIGEN GILLIS,

Onderhouden by de vrye VOGELAERS der Stad Gend, en liaerder Vrylieyd. VOOE HET JAEE M. D. CC. XCII.

In-folio piano, à deux colonnes. On lit au bas :

J AER-SCHRIFT.

zYt Dan VoorWaer aLtYd WYze LIefhebbers Van De sneLLe VogeLaers.

Aldus uyt waere genegendheyd vereerd van hunne Dienaers Jacobus de Vos, als Bailliu,

en Joachim de Zutter, als Knaepe.

Cette pièce n'est pas mentionnée dans la Bibliographie • gantoise, de M. Vanderhaegben.

(') Bibliographie gantoise, tom. iv, Gand 1862, p. 51.

Le souvenir de saint Gilles se retrouve encore dans la rue et le pont Saint-Gilles-, la rue Saint- Grilles (paroisse de Saint- Sauveur)^ mène de la rue des Kemouleurs {SlyiJstraet) au pont Saint- Grilles, qui relie la rue Saint-Grilles à celle des Chartreux, où se trouve l'établissement des Frères de S* Jean de Dieu; il existe en outre à Gland une ruelle de Saint-Gilles , près de la rue Savaen (paroisse de Notre-Dame Saint-Pierre).

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