I. - BRUXELLES
Parmi les nombreuses chapellenies de l'ancienne collégiale de Sainte-Gudule, nous en trouvons une de Saint-Gilles, citée en 1274 (^). Il y avait aussi une chapellenie de Saint- Gilles à Notre-Dame de la Chapelle; ce bénéfice, attaché à la deuxième chapelle, en partant du grand portail, fut fondé en 1390, et uni, au XVII^ siècle, à la vicairie ou succursale de Montserrat (^).
Au XVI^ siècle, la ville de Bruxelles comptait cinquante corps de métiers, qui formaient neuf grands corps ou Nations. L'une de celles-ci portait le nom de Nation de Saint- Gilles, et se composait de six métiers : les Merciers, les Graissiers, les Bateliers, les Fruitiers, les Plombiers et les Marchands de poisson de rivière. Les trois premiers de ces métiers avaient chacun quatre doyens, et les trois derniers chacun deux (*) .
C'était le membre du magistrat, pris dans la Nation de Saint-GilleSj qui, de concert avec le plus jeune des trésoriers patriciens, gardait les clefs de la première porte de la Trésorerie, c'est-à-dire, de la chambre du beffroi communal, oii se
C) Lettre du 1" Octobre 1871.
(^) ÏÏENNE et Wauters, Histoire de la ville de Bruxelles, tom. m, p. 243.
(^) Henné et Wauters, op. et tom. cit., pp. 447, 461.
Henné et Wauters, op. cit., tom, ii, pp. 576 et suiv. — De Vigne, Recherches historiques sur les costumes civils et militaires des Gildes et des Corporations de Métiers, etc., Gand 1847, p. 58.
conservaient, encore au XV*^ siècle, une partie des archives de la ville de Bruxelles (^).