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récitation de l'office (^). Pour l'intelligence de ce détail, il faut se rappeler que jadis " on lisait, à Matines, l'Ecriture sainte dans la Bible, selon la saison, les Actes des saints dans les Passionnaux, et les écrits des Pères dans leurs œuvres ou dans les Homiliaires. Ces leçons courtes et déterminées dont nous nous servons, même au chœur, sont une chose relativement moderne " {^). On lisait au moins trois ou quatre pages à chaque leçon; lorsque celui qui présidait au chœur prononçait les mots : Tu autem, le lecteur s'arrêtait et répondait : Domine, miserere nohis; le chœur ajoutait: Beo gratias{% Quand les histoires des Saints eurent été introduites dans l'office, on tomba dans l'abus de n'y lire presque plus l'Écriture sainte. En certains endroits, les leçons du premier et du deuxième nocturne, quelquefois les neuf leçons étaient prises dans la Vie du Saint, dont on célébrait la fête (^). Aussi, il est bien à supposer, qu'à Notre-Dame d'Arras et ailleurs, avant l'introduction du Bréviaire romain, on lisait au l®"" Septembre, à l'office de la nuit, les Actes entiers de saint Gilles.