L'abbaye de Oambron, de l'ordre de Cîteaux, en Hainaut
{Vita Sandi) Mgidii Abhatis {^).
D.) L'abbaye de Liessies, de l'ordre de Saint-Benoît, en Hainaut>
Sandi ^gidii Âhhatis Vita {^).
Cette Vie était insérée au second volume de l'importante collection des Vitoe et Passiones Sandorum, qui formait une des richesses de la bibliothèque abbatiale Ç).
(^) Sandeeus, Bihliotheca Belgica manuscripta, tom. i, p. 230.
(^) D. Gu^EANGER, cité par Mgr. Dechamps, archevêque de Malines, dans sa Troisième lettre au R. P. Gratry, Malines 1870, p. 8.
(^) Voyez, sur ce sujet, Bon a, De divina Psalmodia^ dans ses Operœ omnia, Venetiis 1764, p. 466, col. 1; Geancolas, Commentaire historique sur ï& Bréviaire romain, tom. i, Paris 1727, pp. 214, 215; Fornici, Institutiones liturgicœ ad usum Seminarii Bomani, tom. ii, Eomae 1825, pp. 159, 160, et la traduction annotée de ce dernier ouvrage, faite par M. Boissonnet, sous le titre de : Institutions liturgiques, à Vusage du clergé en général et des séminaires en particulier, Liège 1851, p. 240.
Geancolas, op. et tom. cit., p. 237. — Foenici, op. et tom. cit., p> 155. — Boissonnet, op. cit., p. 238.
(^) Sandeeus, op. et tom. cit., p. 366, litt. v.
(«) Id., tom. II, p. 36.
(') C'est dans la magnifique et riche bibliothèque de Liessies, que les pères Rosweydus et Bollandus commencèrent les travaux, qui devaient donner naissance à la grande œuvre des Bollandistes. Le P. Héribert Eosweydus, professeur à Douai, passant, selon son usage, ses loisirs de professeur à visiter les bibliothèques des abbayes de nos provinces,- se prit à chercher de préfé-
E.) Les Chanoines réguliers de Saint-Augustin, à Tongres. (Vita) jEgidii Ahhatîs (^).
Ce grand nombre de Yies manuscrites de saint Gilles témoigne en faveur de l'extension qu'avait prise son culte dans nos provinces.
Les établissements monastiques, dont Sanderus énumère les trésors, furent supprimés par la révolution française, et les débris de leurs riches bibliothèques (^) devinrent le premier noyau des bibliothèques publiques, établies dans nos contrées.
Presque tous ces dépôts possèdent aujourd'hui des catalogues de leurs manuscrits; nous en avons dépouillé quelques-uns, et cet examen nous a permis de constater l'existence de copies manuscrites des Actes
rence quelques Vies de Saints. L'abbaye de Liessies lui fournit un grand nombre de passionnaires, et ce fut là qu'il conçut le premier dessein des Acta Sanctorum. Le savant religieux trouva à Liessies, outre l'hospitalité si largement accordée dans ces anciens monastères, une bienveillance spéciale et des plus généreuses, un ami, un Mécène, dans l'abbé Antoine de Winghe, puis, plus tard, un enfant dévoué, dans un autre abbé, dom Thomas Luytens, l'un de ses élèves. Tout lui était ouvert; des copistes étaient mis à sa disposition, et l«s manuscrits lui étaient livrés sans réserve. Les pères Bollandus et Henschenius travaillèrent aussi très-souvent dans la bibliothèque de Liessies, et c'est même à Thomas Luytens, abbé de ce monastère, que le premier adresse la préface générale, mise en tête de l'immortel ouvrage, auquel on a donné son nom. (de Ram, Vies des Saints et des personnes d^une éminente piété, qui ont vécu dans les anciennes provinces belges, tom. i, Louvain 1864, p. 83, note 1.)
(^) Sandeeus, Bihliotheca Belgica manuscripta, tom. ii, p. 181, dans le Sanctorum catalogus quorum vitœ in Bihliotheca M8. Canonicorum Begularium in oppido Tungrensi hahentur, pars prima, litt. A.
(^) Nous disons à dessein : les débris de leurs riches bibliothèques, car d*énormes quantités de livres et de manuscrits furent brûlées, volées, vendues à l'encan, converties en cartouches ou en gargousses. Si l'on veut se faire une idée de ces dilapidations et de ces actes de vandalisme, qu'on lise VEssai historique sur la Bibliothèque de Douai, placé par M. Duthillœul en tête de son Catalogue descriptif et raisonné des manuscrits de la Bibliothèque de Douai, Douai 1846, pp. ix et suiv. Item le Nouveau mémoire sur les archives départementales du Nord, par M. Le Glay, Lille s. d., pp. 18 et suiv. Un seul détail donnera la mesure des horreurs commises par les armées de la République. Le 14 Mai 1794, le général français Charbonier livra aux flammes l'abbaye cistercienne d'Aulne, dans le Hainaut : " Dans le grand réfectoire, sur une table de marbre, dit M. Lebrocquy, au milieu des cris, de la confusion, des crépitements des poutres et des toits qui s'effondraient, le général Charbonier, l'épée à la main, attisait le feu qui dévorait les trésors de la bibliothèque du couvent : Quarante-cinq mille volumes et cinq mille manuscrits d'une valeur inappréciable ! " {Histoire de l'abbaye d'Aulne, Thuin 1862, p. 216.)
de saint Gilles dans les bibliothèques publiques d'Arras (i), de Cambrai (2), de Douai f), de Valenciennes ('*), etc.
Un autre pays, où notre Saint fut vénéré de bonne heure, et trouva grâce aux yeux même de la Eéforme, l'Angleterre, conserve encore aujourd'hui dans ses bibliothèques quantité de légendes manuscrites de saint Gilles. Un de nos honorables correspondants, en résidence à Oxford, le E. P. François Goldie, S. J., nous en signale dans cette seule ville toute une série, appartenant à la Bibliothèque Bodleyenne, à celles
Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiq^ies des départements, tom. IV, Paris 1872, p. 20, Bibliothèque d'Arras, n. 23, Vitœ 8anctorum, in-folio maximo snr vélin, écriture du XIII*^ siècle, provenant de l'abbaye de Mont- Saint -Éloi. La Vie de saint Gilles forme le n. 20 de ce recueil; elle commence ainsi : Incipit prologus in vita beati Egidii. Ce prologue est suivi de la • Vita B. Egidii.
(2) A. Le Glay, Catalogue descriptif et raisonné des manuscrits de la Bibliothèque de Cambrai, Cambrai 1831, n. 735, Vita 8. jEgidii.
P) Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques des départements, tom. VI, Paris 1878, pp. 620, 621, Bibliothèque de Douai, n. 865, Recueil de Yies des Saints, écriture du XII*' siècle, provenant de l'abbaye d'Anohin. Le n. 2 de ce recueil, fol. 21, est la Vita 8. Egidii, abbatis.
Le n. 867 de la même Bibliothèque porte le titre de Vitœ et passiones 8anctorum (Catalogue général, etc., tom. vi, p. 624); ce manuscrit, qui date du XI^ siècle, est originaire de Fabbaye de Marchiennes. Le n. 14 de ce recueil, fol. 76, est aussi une Vita 8. Egidii, abbatis. Les rédacteurs du Catalogue font observer, que la Vie de saint Gilles, contenue dans les recaeils, signalés sous les n"^ 865 et 867, a été reproduite par les Bollandistes dans les Acta 8anctorum, à la date du 1" Septembre. (Catalogue général, etc., tom. vi, pp. 621, 625.)
(■*) Mangeart, Catalogue descriptif et raisonné des manuscrits de la Bibliothèque de Valenciennes, Paris 1860, pp. 474 et suiv., n. 471. Sous ce numéro figurent cinq volumes in-folio sur vélin, des XI« et XII« siècles, provenant de l'abbaye de Saint- Amand, et intitulés : Quinque libri legendarum 8anctorum. La Vita sancti Egidii abbatis se trouve au premier volume, dont elle forme le n. 26 (p. 475 du Catalogue).
Au reste, ce n'est pas seulement dans les bibliothèques publiques du Nord de la France qu'on rencontre des copies manuscrites des Actes de saint Gilles. Le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques des départements en signale dans d'autres dépôts. C'est ainsi que nous en trouvons un exemplaire dans la Bibliothèque d'Êpinal, département des Vosges. Cet exemplaire, jadis propriété de l'abbaye de Senones, remonte, par son écriture, au XI^ siècle; il fait partie d'un Recueil in-folio sur vélin, formant le n. 67 de la collection des manuscrits de ce dépôt. (Catalogue général, etc., tom m, Paris 1861, pp. 425, 426.) La Vie de saint Gilles est la douzième pièce du Recueil : 12" Vita sancti Egidii, abbatis et confessoris Christi. Incipit : " 8anctorum quidem a propensiori ". Desinit : " Machinam regens per cuncta seculorum secula ". Les rédacteurs du Catalogue remarquent que cette Vie a été publiée, avec quelques variantes, par les Bollandistes (p. 427).
de Christ-Gliurch collège et de Trinity collège. On en trouve aussi au British Muséum, à Londres
Des recherches continuées en ce sens dans les dépôts publics cl les collections particulières d'Angleterre, de France, de Belgique, etc., amèneraient bien certainement la découverte d'une foule d'autres exemplaires manuscrits des Actes de saint Gilles, et permettraient sans doute d'assigner, au moins d'une façon approximative, l'époque qui vit fleurir le premier biographe de notre Saint.