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Monastère des Chartreuses

Ce monastère était riche en reliques; Sanderus nous en a

(*) La cathédrale de Saint-Donatien a été détruite pendant la révolution française; elle fut vendue, comme propriété nationale, le Dimanche, 28 Avril 1799, et, par esprit de sacrilège, on en commença la démolition le 14 Octobre suivant, jour même de la fête de saint Donatien.

(^) Le chanoine Donatien Arents mourut à Bruges, le 19 Décembre 1819.

(^) Ce coffret fut porté, en 1805, à l'église de Saint- Sauveur, aujourd'hui cathédrale, et placé sous un des petits autels adossés aux piliers de la nef; ces autels disparurent à la suite de l'incendie de la cathédrale, en 1839. Lors de ce sinistre, le coffret fut transféré à l'Évêché, oh il est resté.

(■*) Cette relique aura été extraite du sépulcre d'un autel. Elle ne figure pas sur la liste des reliques de Saint-Donatien, insérée par Sanderus, daus sa Flandria illustrafa (2*" édit., tom. ii, Hagae comitum 1732, pp. 78, 79), et par les chanoines Foppens et Arents, dans leur Compendium chronologicum Episcoporum Brugensiwn, etc., Brngis 1731, pp. 230 et suiv.

(^) Voyez, sur ce monastère, Raissius, Origines Cartusiarum Belgii, Duaci 1632, pp. 61 et suiv. — Sanderus, Flandria illustrata, édit. cit., tora. ii, pp. 127 et suiv. — Le couvent des Chartreuses, situé dans la rue de ce nom, et connu sous le nom de Dnmus S. Annœ, fut supprimé par l'erapcreur Joseph II, en 1783; les bâtiments, aujourd'hui propriété des Hospices civilli

conservé la longue liste dans sa Fkmdria illustrata (^) . Les reliques y sont rangées par catégories; parmi les Reliquiœ Sanctoriim JEpiscoporum, Ahhatum, JDoctorum, et aliorum Confessorum, nous rencontrons un fragment des os de S. Gilles, de ossibus sandorum Ahhatum.... JEgidii (^).

Sanderus fait précéder cette liste de la note suivante : Istœ vero sunt Reliquiœ, quœ, ut pie creditur, in hac domo S. Annœ continent ur, quœ aliis thecis^ indusœ. ac ornamentis tectœ fuerunt anno Bomini 1548.

Bruxelles (Belgique).

Église collégiale, aujourd'hui paroissiale, des SS. Michel ET GUDULE.

Une relique non spécifiée (^).

Buzy (France).

Église paroissiale, aujourd'bui détruite, de Fancien diocèse de Reims.

On y conservait des reliques fort considérables de saint Gilles, et notamment un os huméral, qui passa plus tard à Saint-Gilles de Bruges.

Le chapitre suivant renferme de nombreux détails sur Buzy et son église.

ont été transformés en maison de refuge pour femmes âgées et infirmes, sous la direction des Sœurs de charité.

(^) Cette liste occupe près de trois colonnes (édit. cit., tom. ii, p. 128 et suiv).

(2) P. 129, col. 2.

(^) Sanderus, Chorographia sacra Brahantiœ, 2^ édit., tom. m, Hagae Comitum 1727, p. 244. Cette relique se trouve également mentionnée dans la Basilicœ Bruxellensis pars altéra, sive Appendix ad monumenta et inscriptiones Ecclesiœ Collegiatœ S8. Michaelis et Gudilœ, Bruxellis, Mechliniae 1743. Cet Appendix, qui forme la seconde partie de la Basilica Bruxellensis, de J. B. Christyn (2^*^ édit.), contient, pp. 120 et suiv., un tableau, sous forme de calendrier, de toutes les reliques de la collégiale, qu'on exposait à l'autel du 3aint-Sacrement de Miracle; celles de S' Gilles y figurent au l*^"" Sept. (p. 126).

Cambrai (France. — Dép^ du Nord).

Ancienne abbaye du Saint-Sépulcre, de Fordre de Saint- Benoît (1).

Un fragment de Fos du bras, ossulum sacrum hrachii (^).

Chaineux (Belgique. — Province de Liège). ] Église paroissiale. I Une petite relique renfermée dans un reliquaire sculpté (^) .

Champaissant (France. — Dép* de la Sarthe). Eglise paroissiale.

Avant le révolution française^ on vénérait dans cette église une relique de saint Gilles, qui a disparu dans la tourmente (*).

O Voyez, sur l'abbaye du Saint-Sépulcre, Le Glay, Cameracum chri.ttia- I num, Lille 1849, pp. 170 et sniv. Cette abbaye fut supprimée à la fin du siècle dernier. L'ancienne métropole de Cambrai ayant été démolie pendant la révolution française, l'église abbatiale du Saint- Sépulcre servit de cathédrale jusqu'en 1859, époque à laquelle elle fut détruite par un incendie.

(^) Rayssius, Hierogazophylacium Belgicum, p. 470. — AA. 88. Sept., tom. i, p. 289, n. 22. De Baisse désigne cette relique par les mots : Sancti ^gidii Abba- Tis Arelatensis ossulum sacrum hrachii. Stilting fait à ce sujet la remarque suivante : Hic obiter ohservari potest 8anctum nostrum proprie non fuisse ahhatem Arelatensem; at sic vocari ah hoc scriptore, quod dicatur Arelate aliquo tempore vixisse cum 8. Cœsario.

(^) " C'est comme une poussière d'os ou de cendres, fixée sur du papier " nous écrivait M. Dewez, curé de Chaineux, le 6 Septembre 1871.

C*) " L'église de Champaissant était jadis un des sîinctuaires les plus fréquentés de la contrée. Le jour de la fête, l'église ne pouvait contenir la foule des pèlerins... Dès trois heures du matin, les messes commençaient pour ne finir qu'à midi. Il y avait une procession magnifique où l'on portait les reliques du Saint. Aujourd'hui le pèlerinage est sans doute moins célèbre. Cependant le l*^' septembre, on y accourt en grand nombre; ce jour-là, six à sept cents évangiles sont récités.... Les hommes eux-mêmes ne craignent point de venir prier devant la statue vénérée. Cette statue est celle qui existait avant la Révolution, et qui fut sauvée en 93. La grand' messe est encore chantée solennellement, mais la procession n'a plus lien. Les reliques ont disparu dans

Chaufheid (Belgique. — Province de Liège). Oeatoirb public, dépendant de F église de Chevron. Une relique, sans désignation spéciale (^).

Cologne (Allemagne).

Plusieurs églises de Cologne possédaient jadis, et quelques-unes d'entre elles conservent peut-être encore aujourd'hui des reliques de saint Grilles, ^gidius Gelenius les énumère dans son livre : De admiranday sacra et civili inagnitudine Glaudiœ Agrippinensis Augustœ TJhiorum urhis (Colonise Agrippinas 1645). En voici le relevé :

l'église collégiale de Saint-GtÉrégn (p. 264). l'église collégiale de Saint-Cunibert (p. 289). l'église de Saint-Pantaléon (p. 372).

l'église paroissiale de Saint-Loup (p. 412). l'église collégiale de Notre-Dame ad gradus (p. 311). l'église collégiale de Sainte-Cécile (p. 361).

Gelenius ne spécifie pas les reliques de saint Gilles, conservées dans les quatre premières églises, mais, en détaillant I le trésor de Notre-Dame ad gradus, il y place la tête du saint abbé, caput 8. ^gidii ahhatis, illustris -ex Grœcia peregrini pro Ghristo, ut ejus civis et domesticus fieri mereretur. <Stilting dit à ce propos : An caput idem sit, qiiod anno 1423 adhuc in ecclesia S. JEgidii servatum fuisse diximus num. 20, non inquiro. For San pars capitis jam ante f itérai Goloniœ, et pars altéra in monasterio remanserat : nam pars capitis pro capite non raro sumitur (^) .

lia Eévolution; plusieurs confréries prennent part à la cérémonie- Durant jrannée, beaucoup de personnes se rendent isolément à Champaissant " (Lettres de M. le curé de Champaissant à M. de Kerval. — Vie et culte de saint ^iilles, 2« édit., pp. 87, 88,

Q) Lettre de M. Reyners, curé de Chevron, 27 Septembre 1871. (2) AA. S8. Sept, tom. i, p. 289, n. 23.

Le chartreux Erhard Winheim avait déjà signalé cette relique dans son 'mvrage intitulé : Sacrariuw Agrippinœ, Hoc est designatio Ecclesiarum Colo-

D'après Gelenius^ la collégiale de Sainte-Cécile gardait un des bras de saint Gilles (^).

Courtrai (Belgique).

Église collégiale, aujourd'hui paroissiale, de Notre- Dame.

On y vénérait jadis une relique de saint Gilles, enchâssée dans une image de la Vierge : In imagine B. M. V. De 8. Egidio. L'inventaire qui mentionne cette relique, est extrait d'une copie sans date, qui semble appartenir au XIV™^ siècle. Les objets qui y figurent sont relatés dans les inventaires subséquents, jusqu'à la spoliation de l'église par les gueux en 1578 (2).

niensium : Prœcipuarum Reliquiarum : Quarundam itidem Antiquitatum memorahilium, una cum Peregrinatione, quam vacant Romana, coronidis loco adjuncta; hinc inde, partim ex pervetustis Monimentis, partim relatione Virorvm fide digniss : in gratiam tam Uhiogermanorum, quam pietatis causa ad Urhem convolantium.... collecta, Coloniae 1607.

X Parmi les reliques de l'église collégiale in Gradihus B. V. M., l'anteur

énumère, à la page 74 :

Item caput 8. jEgidii Ahhatis et Conf., Atheniensis Patria, ex regia stirpe oriundi, tribus annis in Provincia Narhonensi solitarii, atque a cerva lactati, qui tandem 1. die Sept, carne solutus, cum canticis Angelicis assumptus est in cœlum.

(1) Op. cit., p. 361. — AA. 88. Sept., tom. i, p. 289, n. 23. Inutile de faire remarquer que la partie est ici de nouveau prise pour le tout, et que par bras il faut entendre un os, ou plutôt un fragment des os qui le composent.

En 1639, Gelenius avait publié son livre : Supplex Colonia, sive admiranda prœ seculis anteactis 8. 8. Corporum, Cleri et Populi Agrippinensis in publicum processio octo continuas dies celebrata anno MDCXXXIV, qui fuit imperio périculosissimus, Coloniae 1639. Ces processions eurent lieu du Dimanche, 28 Mai, au Dimanche de la Pentecôte, 5 Juin, et furent faites successivement par le clergé séculier et régulier de la ville. Toutes les principales reliques de Cologne y figurèrent, mais il n'est fait aucune mention de celles de saint Gilles. Cela paraît au moins étrange en ce qui concerne celles conservées aux collégiales de Sainte-Marie ad gradus et de Sainte-Cécile; à raison de leur importance, ces reliques méritaient certes bien d'être portées en procession.

(^) Annales de la Société d'Émulation pour Vétude de Vhistoire et des antiquités de la Flandre, 2^ série, tom. xiii, Bruges 1864, pp. 8, 9.

Ces détails sont tirés d'un article de M. le chanoine Vande Putte, intitulé : Inventaires du trésor de la collégiale de Notre-Dame, à Courtrai, 1407-1578.

Craywick (France. — Dép* du Nord).

Église paeoissiale.

En 1679^ cette église s^enrichit d^un fragment^ détaché de la grande relique de saint Gilles^ conservée dans l'église paroissiale de ce nom, à Bruges. Le 3 Octobre de cette année, le curé Jean Neyts porta le cylindre qui contenait cette dernière au palais épiscopal, et Févêque François de Baillencourt en enleva une particule, destinée à Craywick, qui relevait alors du diocèse de Saint-Omer.

Les Ada Episcopatus Brugensis relatent la chose en ces termes :

111"*"^ ac Eev"''"' Dnus allatam sibi, hodierna die, per R. Dnum Joannem Neyts, Ecclesise parochialis S. Egidii, Brugis, Pastorem, thecam oblongam argenteam et manus formam referentem, oui os cubitale integrum sacri corporis Beati Egidii, Abbatis, inclusum erat, et quod Brugis in dicta Ecclesia parochiali, eidem Sancfco dicata, publicae venerationi exponitur, sibi adstantibus RR. DD. Jeanne Francisco de Baillencourt, Canonico et Officiali Brugensi, ac dicto Dno Joanne Neyts, Pastore, débita cum reverentia aperuit, atque ex preefato os se particulam unam divisit, quam omnibus rite examinatis, et attente quod praefatam insignem reliquiam dicti S. Egidii approbatam esse constet, veram, legalem quoque et approbatam dono dédit Ecclesise parochiali de Craewyck, Audomarensis diocesis, cujus Ecclesise patronus est Sanctus Confesser Egidius, super cujus rei veritate expeditae fuerunt litterse in forma (^).

Cette relique avait disparu depuis longtemps, quand M. Pabbé Dedrie, curé de Craywick, s'adressa, en 1854, à Mgr. Malou, évêque de Bruges, pour en obtenir une nouvelle. Il reçut un petit morceau de l'habit du Saint, particulas ex veste S. Mgidii, ahhatis; l'authentique, daté du 30 Mars 1854, porte la signature de M. le vicaire général P. Broutyn. Le 28 Mai suivant, Mgr. Eegnier, archevêque de Cambrai, permit d'exposer cette relique dans son diocèse; elle fut

Q) Eeg. XXXVII, fol. 130. M, le chanoine Tanghe rappelle ce fait dans sob Panorama der hekende kerkdienaers van Onze Lieve Vroim>, te Brugge, Brugge 1864, p. 169.

enchâssée, la même année, dans un reliquaire en argent, confectionné par les soins de M. le curé Dedrie (^).

Cumptich (Belgique. — Province de Brabant). Église paroissiale.

Un petit morceau de Thabit du Saint, et un fragment de ossibus. Les deux reliques sont enchâssées dans un même reliquaire, de forme gothique; Téglise de Cumptich possède depuis longtemps la première, elle obtint la seconde le 23 Mars 1841 (2).

Fayt-lez-SeneflPe (Belgique. — Province de Hainaut). Église paeoissiale.

Une relique sans désignation spéciale, rapportée de Rome, en 1850, par le R. P. Dechamps, rédemptoriste, aujourd'hui cardinal -archevêque de Malines, et donnée à son ancien ami, M. Geudens, curé de cette paroisse (^).

Froidthier, sous Clermont (Belgique. — Province de Liège).

Église paroissiale.

Une petite relique provenant de Rome; les lettres d'au-

Q) Lettre de M. Dedrie, 29 Octobre 1871.

(-) M. Lanen, curé de Cumptich, nous écrivait, le 29 Juin 1871 : Hahemus duas reliquias, priorem de hahifu, et posteriorem de ossibus; priorem inveiii in ecclesia, in adventtt meo (25 7''"^ 1828) et posteriorem accepi 23 Martii 1841. Ce vénérable ecclésiastique nous communiqua, le 5 Juillet suivant, de nouveaux renseignements sur le culte de saint Gilles à Cumptich, et notamment sur les reliques du saint abbé : Sacrœ reliquiœ S" ^gidii, disait-il, constant ex hahifu, utputo, sancti JEgidii; prior particula est coloris alhi, et posterior coloris ruhri. Duœ particulœ satis magnœ et amplœ, in unum sunt conjunctœ seu congregatœ, habentque magnitudinem ad minus quinque centesimarum metricarum (5 ou 6 centimètres); conservatœ sunt in quodam calice et theca vitrata ad duos partes, sat veteri ac in stylo gothico confecta.

(•*) Lettre de M. le curé CJeudens, 7 Juin 1871-

thenticité^ datées du 2 Juin 1806, émanent du cardinal Jules Marie de Somalia, vicaire de S. S. Pie YII (^).

Gand (Belgique).

Église paroissiale de Saint- Sauveur.

Une relique non spécifiée (^).

Glastonbury [Ancienne abbaye de] , de Tordre de saint Benoît, dans le Somerset sbire (Angleterre).

Deux ossements du Saint, de S. Egidio Abhate ossa duo (3).

Gran ou Strigonie (Hongrie), Eglise métropolitaine.

Trois fragments du crâne.

(^) Lettre de M. le curé Baltus, 24 Septembre 1871.

(^) L'existence de cette relique nous est signalée par le petit manuel de la confrérie de saint Joseph, érigée dans l'église de Saint -Sauveur. Cet opuscule a pour titre : Handt-Boekxlcen van het Broederschap van den Glorieusen Patriarch H. Joseph, ingestelt in de Parochiale Kerke van S. Salvators {geseijt) 's Heylig-Kerst hinnen de Stadt Ghendt, met Authoriteyt van den Heyligen Apostolykschen Stoel van Boomen, ten verzoeTce van haere Hoogheden de Aerts- Hertogen Alhertus en Isahella Clara Eugenia, etc. Overgestelt uyt het Fransch in onse Nederlandtsche Taie, door Cornelis vander Meeren. — Tôt Ghendt, herdrukt hy Michiel de Goesin, recht over den Baedt, in de Bruckerye van 'i groen Cruys, s. d. (Micliel de Goesin exerça le métier d'imprimeur de 1731 à 1761.) I imprimatur de cet opuscule est du 12 Février 1624. Voyez, sur cette réim-

pression, Yanderhaeghen, Bibliographie gantoise, tom. m, Gand 1861, p. 284.

Aux pp. 69 et suiv., se trouvent les litanies latines des Saints, dont les reliques reposent dans la chapelle de saint Joseph (Litanie van de Heyligen, waer van de Beliquien zyn rustende in de Capelle van den Heyligen Joseph, in de Prochiaele KerTce van 8. Balvator hinnen Gendt). Le nom de saint Gilles figure à la p. 71, entre ceux de saint Benoît et de saint Alexis.

(^) DoDSWQRTH et DuGDALE, Monasticon Anglicanum, tom. i, Londini 1660, p. 6, col. 1.

Sous le titre : De Sanctis in Bcclesia Glastoniensi qvÂescentihus, l'ouvrage renferme une longue liste de toutes les reliques consei'vées au monastère le Glastonbury (pp. 3 et suiv.).

Ces reliques, après avoir passé par plusieurs mains^ furent données, en 1633, à Christoplie Butkens, prieur du monastère de Saint- Sauveur, à Anvers, et sont vénérées aujourd'hui dans r église paroissiale de Saint- André, en cette dernière ville (1).

Grand-Bigard (Belgique. — Province de Brabant). Église paeoissiale.

Un fragment des os, sans indication spéciale. L'authentique, daté du 22 Novembre 1652, émane de Jacques Boonen, archevêque de Malines (^).

Grandmont [Ancienne abbaye de] (France) (^). Une relique non spécifiée.

M. Pabbé Texier a publié un Inventaire des châsses, reliques, croix, reliquaires, coffres, calices et autre argenterie de F église de G-randmont, fait par l'ordre de révérendissime Père en Dieu dom Antoine de Chavaroche, abbé et général ^ de l'ordre de Grandmont, le quatrième du mois de novembre, en Fannée 1666" (*).

Le n^ XLVI de cet inventaire mentionne " un reliquaire de cuivre doré, le pied rond, fait en croix par-dessus, et s'ouvre à deux battants Ce reliquaire contenait des reliques des SS. Martin, Front, Albine, Essence, André, Laurent, Gilles, etc. ('^).

(') Voyez ci-dessus, pp. 351, 352.

(^) Lettre de M. Herckens, curé de Grand-Bigard, 4 Août 1871-

(^) Cette abbaye, située dans le Limousin, était le chef de l'ordre de Grandmont, fondé au XI*^ siècle par saint Étienne de Muret (f 1124), et supprimé en 1769. Voyez, sur les Grandmontains, Hélyot, Histoire des ordres monastiques, tom, vu, Paris 1718, pp. 409 et suiv.; Tiron, Histoire et costwneê des ordres religieux, 2^ édit., tom. i, Bruxelles 18 i5, pp. 255 et suiv. 1

(■*) Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes, ou de la | mise en œuvre artistique des métaux, des émaux et des 'pierreries (coUect. | Migne), Paris 1857, ccll. 825 et suiv.

(■•) Coll. 867, 868.

Heers (Belgique. — Province de Limbourg). Eglise paroissiale. Une relique non spécifiée.

" Nous n'avons aucune lettre d^autlienticité^ ni papier quelconque toucliant cette relique, — écrivait M. Van Hees, curé de la paroisse, le 29 Novembre 1871, — c'est par usage immémorial et tradition que nous la conservons. Presque tous nos papiers ont disparu pendant la révolution de la fin du dernier siècle. "

Huy (Belgique. — Province de Liège).

Église collégiale, aujourd'hui paroissiale, de Notre- Dame.

Cette église possède une relique de saint Gilles, consistant en un os de la phalange principale ou inférieure du doigt majeur de la main, enchâssé dans un reliquaire en bois, qui représente un bras, du coude à la main; le pouce, l'index, le majeur sont levés, les deux autres doigts se replient dans la paume. On ne sait ni quand, ni de qui l'on a reçu cette relique; les lettres d'authenticité manquent. Mais on trouve au-dessous de la relique, sur un tissu de soie, un parchemin où se lisent ces mots, en lettres gothiques rouges : De reliquiis

La Flamengrie (France. — Dép* du Nord).

Église paroissiale.

; L'église de ce petit village, dédiée à saint Grilles, s'est j enrichie, il y a quelques années, d'un fragment fort considé-

i}) Lettre de M. Delruelle, curé-doyen de Notre-Dame, à Huy, 26 Septembre 1871.

rable d'une vertèbre cervicale du saint abbé; cette belle relique mesure quatre centimètres de longueur, sur une largeur de trois centimètres, et une épaisseur d^un centimètre, cinq millimètres (^). C'est un don de feu M. Henri- Joseph Philippe, né à La Flamengrie, le 15 Mars 1795, et décédé vicaire général de Cambrai, le 30 Juillet 1870 (^); ce digne prêtre avait reçu cette précieuse relique de son illustre ami, Mgr. Desprez, archevêque de Toulouse (^), et il crut ne pouvoir mieux en disposer qu^en faveur de Féglise de son lieu natal, à laquelle il TofErit, le Décembre 1861, après avoir signé lui-même les lettres qui en constataient l'authenticité (^').

(^) Ces renseignements sont dus à l'obligeance de M. l'abbé Clochez, cnré de La Flamengrie, qui, non content de nous écrire à trois reprises (les 9 et 14 Novembre 1871 et le 3 Février 1872), voulut bien faire examiner la relique par un médecin, et nous en transmit un dessin très-exact.

(2) M. Jules Lasne, alors curé-doyen de Saint- Gérj, à Valenciennes, aujourd'hui curé-doyen de Saint-Maurice, à Lille, a publié la Biographie de Monsieur Henri-Joseph Philippe, Vicaire-Général de Cambrai, Valenciennes 1871. Cette intéressante notice donne une hante idée des vertus et des travaux de M. Philippe; mû par un juste sentiment d'estime et de reconnaissance, le clergé du diocèse de Cambrai s'est concerté, pour élever un monument funèbre à la mémoire du regretté vicaire général, dans l'église même de La Flamengrie.

(^) S. E. Mgr. Julien -Florian- Félix Desprez, archevêque de Toulouse et . Narbonne, cardinal-prêtre du titre des SS. Marcellin et Pierre, est né à Ostricourt, département du Nord, le 14 Avril 1807- Successivement vicaire de la cathédrale de Cambrai (1829), curé de Pont-à-Marcq (1834), curé-doyen de Templeuve (1843), et curé-doyen de Notre-Dame, à Koubaix (1847), il fut nommé premier évêque de Saint -Denis (île de la Réunion), par décret présidentiel du 12 Juillet 1850, et sacré à Roubaix, dans l'église de Notre-Dame, le 5 Janvier 1851, par Mgr. René-François Régnier, archevêque de Cambrai, assisté de MMgrs. Louis -Joseph Delebecque, évêque de Gand, et Jean-Baptiste Malou, évêque de Bruges. Mgr. Desprez fut transféré au siège de Limoges, par décret impérial du 19 Mars 1857, et promu à l'archevêché de Toulouse, par décret du 30 Juillet 1859. Il a été créé cardinal dans le consistoire du 12 Mai 1879. M. Pliilippe qui fut curé- doyen de Saint- Jacques, à Tourcoing, de 1828 à 1842, se lia d'une étroite amitié avec Mgr. Desprez, du temps que celui-ci était simple curé de Pont-à-Marcq; cette amitié ne devait finir qu'avec la vie.

('*) M. le curé Clochez nous écrit que cette relique fut extraite do la châsse de saint Gilles, par Mgr. Desprez lui-même, en 1861. Voyez plus haut, p. 251.

Lembeke (Belgique. — Flandre orientale).

Église paeoissiale.

Un petit fragment des os.

Les lettres d'autlienticité émanent de Mgr. Louis-Joseph Delebecque, évêque de Gand, et portent la date de 1841 (^).

Les Tailles (Belgique. — Province de Luxembourg). Eglise paeoissiale.

Une particule des ossements; F authentique, émané du cardinal Constantin Patrizi, vicaire de S. S. Pie IX, est daté du 28 Août 1858. Cette église possédait jadis une autre relique de saint Grilles, qui s'est égarée pendant la vacature trop fréquente de la paroisse (^) ,

Liège (Belgique).

1. Église collégiale, aujoued^hui paeoissiale, de Saint- Maetin.

En 1746, à Toccasion du cinquième jubilé séculaire de institution de la Fête-Dieu, les chanoines de Saint-Martin firent exécuter dans cette église de grands travaux de restauration, dont le plus important fut la construction d^un nouveau maître-autel (^). En démolissant l'ancien, on trouva sous la colonne, du côté de l'évangile, le corps de la bienheureuse

(}) Lettre de M. Wante, curé de Lembeke, 14 Juillet 1871- Voyez aussi Neelemans, Oeschiedenis der gemeente Lemoeke en der vrije heerlijhheid van Avesr.hoot, Brugge 1872, pp. 143 et 149. Au siècle dernier, l'église de Lembeke, qui relevait alors du diocèse de Bruges, n'avait pas de relique de son patron; la chose résulte du rapport de la visite décanale du 23 Août 1746. On y lit qu'à cette époque, l'église n'était en possession d'aucune relique. Voyez le Status ecclesiarum parochialium diœcesis Brugensis, dressé, en 1745 et 1746, sous l'administration de Mgr. Jean-Baptiste de Castillion, XV^ évêque de Bruges (Vol. in-folio, conservé aux archives de l'Êvêché) .

Lettre de M. Eoussenfeld, curé de Les Tailles, 19 Juin 1871; M. le curé nous écrit avoir vu, en 1856, l'ancien reliquaire avec ces mots : Relique de /S* Gilles, ahhé.

(^) La Fête-Dieu, sainte Julienne et Véglise de Saint-Martin, à Liège, Liège 1846, pp. 196, 197.

Ève, l'amie de sainte Julienne de Mont-Cornillon et Fune des trois promotrices de la fête du très-saint Sacrement; au même endroit reposaient un grand nombre d'autres reliques {^), dont Texamen fut confié par le chapitre au protonotaire apostolique E. de Hubens^ chanoine de Saint-Martin.

Le procès-verbal dressé par ce dernier, sous la date du 23 Septembre 1747, contient l'inventaire des reliques trouvées près du corps de la bienheureuse Eve {^); parmi ces reliques, nous en rencontrons une de saint Grilles (^). Aux termes de ce procès -verbal, le trésor inventorié par le chanoine de Hubens devait prendre place sur l'autel de la Vierge, dans un reliquaire en bois doré, renfermant aussi les reliques de sainte Julienne, reçues, le 29 Janvier 1746, de Joseph de Pester, abbé de Saint- Sauveur, à Anvers

Un autre procès-verbal, rédigé par le même dignitaire ecclésiastique, le 4 Décembre 1746 (^), signale une relique de saint Gilles, appartenant à la collégiale de Saint-Martin, et bien certainement distincte de la première (^).

2. Eglise abbatiale, aujourd'hui paroissiale, de Saint- Gilles.

Un fragment des os, enchâssé dans un ancien reliquaire gothique, provenant de l'abbaye, et fort apprécié des connaisseurs. Ce reliquaire porte en gravure, outre les armes de l'abbé qui le fit confectionner, la résurrection de Notre- Seigneur, r Immaculée-Conception et saint Gilles. Les lettres d^authenticité ont disparu (7).

La Fête-Dieu, sainte Julienne, etc., p. 115. (2) Cet inventaire se trouve parmi les appendices de l'ouvrage cité, pp. 253 et suiv.

(2) Op. cit., p. 255. La relique n'est pas spécifiée. O Op. cit., p. 255.

(^) Voyez ce procès- verbal, op. cit., pp. 255, 256. (6) Op. cit., p. 256.

(0 Lettres de M. Merx, curé de Saint-Gilles, à Liège, 20 Juin 1871 ot 27 Janvier 1872. L'abbaye de Saint-Gilles, à Liège, était de l'ordre des Chanoines réguliers de Saint-Augustin.

Liessies (France. — Dép* du Nord), Ancienne abbaye de Bénédictins Q).

Une dent du Saint (^).

Lisbonne (Portugal).

Église de la maison professe de la Compagnie de Jésus. Quelques reliques non spécifiées.

Jean Borgia et sa pieuse épouse^ Françoise d' Aragon^, étaient parvenus^ non sans peine, à recueillir un nombre considérable de reliques^ parmi lesquelles s'en trouvaient quelques-unes de saint Grilles; ils devaient une bonne partie de ce trésor à la générosité de Fempereur Eodolpbe II et de Marie, sa mère. Ces reliques arrivèrent à Lisbonne, au mois d'Octobre 1587. Jean Borgia les fit ricbement enchâsser, et les offrit à la maison professe de la Compagnie de Jésus. Le 25 Janvier 1588, ces restes précieux, dûment approuvés par l'archevêque Michel de Castro, et renfermés dans douze châsses, furent portés en grande pompe à l'église de ces religieux, dédiée à saint Roch. Albert d'Autriche, qui gouvernait le Portugal, au nom du roi d'Espagne Philippe II, se fit un devoir de prodiguer aux saintes reliques toutes les marques possibles de vénération, et pour mieux conserver le souvenir de cette belle fêtCj il enjoignit de faire une description très-détaillée des imposantes cérémonies de la translation. Dès cette même année, parut un ouvrage sur la matière^ dû à la plume de Manuel de Campos; ce livre, écrit en portugais, fut traduit en espagnol par Alvarez de Yeancos.

(^) Liessies est situé à deux lieues d'Avesnes. L'abbaye, supprimée pendant la révolution française, est aujourd'hui complètement détruite. Voyez^ sur cette maison, Le Glay, Cameracum christianum, pp. 140 et suiv.

(^) Eayssius, Hierogazophylacium Belgicum, p. 281. — AA. S8. Sept., tom. I, pp. 289, n. 22. Arnould de Eaisse donne ici de nouveau à saint Gilles le titre d'abbas Arelatensis; voyez l'explication que nous en avons donnée d'après Stilting, p. 360, note 2. La même remarque s'applique à toutes les autres reliques du Saint, mentionnées par l'hagiograplie douaisien.

Les Acta Sanctorum {^), auxquels nous empruntons ces détails, contiennent la nomenclature des Saints et Saintes, dont les reliques furent apportées à Lisbonne, avec indication des châsses qui contenaient ces dernières; les noms sont rangés par mois, dans Tordre du calendrier. Les reliques de saint Grilles se trouvaient dans les châsses portant les numéros 7 et 12.

Longpré- les -Corps -Saints (France. — Dép* de la Somme).

Ancienne église collégiale (-).

M. le chanoine Corblet range parmi les nombreuses reliques de cette église, le chef (de saint Gilles) donné par Alléaume de Fontaine " (^).

Le village de Longpré-les-Corps- Saints doit son surnom aux reliques apportées de Constantinople, en 1206, par Wibert, chapelain d^Alleaume de Fontaines, et déposées dans réglise, que ce seigneur, de concert avec sa femme, Laurette de Saint-Valery, avait fait construire, en 1190, avant son départ pour la Terre- Sainte (^). Aujourd'hui encore, le Di-

(^) Tom. II Januar., Antverpias 1643, p. 611, 612, au 25 Janvier, parmi les Prœtermissi et in alios dies rejecti. Le P. Stilting parle aussi des reliqties de Lisbonne, au 1. 1*^"" de Septembre, p. 289, n. 20, et renvoie son lecteur au tome ii de Janvier. L'indication de la page est fautive; lisez p. 612, au lieu de p. 12.

(^) Il ne reste de cette église, fondée en 1190, que la crypte et le portail, classés parmi les monuments historiques. Le portail est chargé de sculptures représentant l'ensevelissement du Christ, la résurrection, et le couronnement de la Vierge. La crypte renferme une statue colossale d'Alleaume de Fontaines (JoANNE, Itinéraire général de la France. Le Nord, Paris 1869, p, 45).

(^) Hagiographie du diocèse d'Amiens, tom. iv, Appendice, p. 305.

('*) M. le comte Riant a publié, sous le titre de Lectiones Longipratenses, le texte des neuf leçons historiques de la fête de susception des reliques envoyées par Alleaumo de Fontaines à la collégiale de Longpré (Status et modus fundationis et susceptionis sanctarum reliquiarum ecclesie de Longoprato supra S^immam). Ce document est accompagné de la traduction française, qu'en fit le carme Ignace-Joseph de Jésns-Maria, pour son Histoire ecclésiastique d^Ahhe' ville (Paris 1646), où elle figure au chapitre lxxix, avec ce titre : De V église collégiale de Notre-Dame de Long-Pré aux Corps-Saints, et de la réception des saintes reliques qui sont dans ladite église {Exuvim sacrœ Constantinopolitanœ^ tom. II, Genevae 1878, pp. 10 et suiv.).

manclie qui suit le 29 Août, on fête l'anniversaire de cette célèbre translation, laquelle eut lieu le 4 Août 1206 (^).

Louvain (Belgique).

Église abbatiale, aujourd'hui paroissiale, de Sainte- Gertrude.

Une relique sans désignation particulière (^) ,

Maestricht (Pays-Bas).

1. Église collégiale, aujourd'hui paroissiale, de Saint- Servais.

Le trésor de cette église renferme Deux cœurs en

M. le comte Riant discute, avec beaucoup d'érudition, la valeur de ce texte liturgique, que les bénédictins de la Gallia christiana ont inséré parmi les Instrumenta Ecclesiœ Anihianensis, à la fin du tome x, Parisiis 1751, coll. 325 et suiv. (Exuviœ sacrœ Constantinopolitanœ, tom. i, Genevse 1877, Préface, § IV, Examen des documents liturgiques nés du transport en Occident des dépouilles religieuses de Constantinople, pp. cxxiv et suiv.) " J'admettrais pour AUeaume de Fontaines, — dit le docte écrivain, en terminant sa dissertation, — que, parti pour la Terre-Sainte, dès le temps de la III^ croisade, il a cependant figuré aussi à la IV^... Je laisserais dans le doute la question de savoir s'il est ou non revenu en Occident entre les deux croisades. D'autre part. Je placerais la mort de ce chevalier en 1204, en Terre-Sainte, où j'admettrais qu'il fût revenu, aussitôt après avoir pris part au sac de Constantinople.... Pour Wibert, — si tant est que ce personnage ait réellement existé et soit revenu d'Orient avec les reliques, — ■ il faut admettre qu'il était de retour en 1204, et non en 1206 " (loc. cit., pp. cxxxij, cxxxiij).

(^) CoEBLET, Hagiographie du diocèse d'' Amiens, tom. iv. Appendice, Avertissement, p. 120. " Les reliques de Longpré-les-Corps-Saints, dit l'auteur, pour être soustraites aux profanations des révolutionnaires, furent retirées de leurs châsses par les habitants de la paroisse; elles furent rendues à l'église après la restauration du culte " (tom. cit., p. 119).

Nous donnons pour ce qu'il vaut le détail relatif au " chef " de saint Gilles, conservé à Longpré. Au lieu de nous évertuer à expliquer la présence de ce chef à Constantinople et sa translation en France, nous aimons mieux imiter, en cette matière, la prudente réserve d'Arnould de Raisse.

(^) Sanderus, Chorographia sacra Brahantiœ, tom. ii, ïïagge Comitum, 1727, p. 8, col. 2. L'abbaye de Sainte-Gertrude appartenait aux Chanoines réguliers de Saint-Augustin.

argent, contenant des Reliques de la croix de S. André et des ossements de S. Gilles'^ (i).

L'inventaire des reliques de la collégiale, dressé vers la fin de Tannée 1677 (^), porte, sous le n°61 :

Cornu album, notatum littera I, continet dentem et os S. Gereonisj de costa S. Misabethœ, de 8S. Oeorgio, Blasio, ^GiDio et Antonio (^).

2. Église collégiale, aujourd'hui paroissiale, de Notre- Dame.

Nous apprenons l'existence dans cette église d'une relique de saint Gilles, par le Bitiis servandus in ostensione sacrarum Heliquiarum in Caméra earumdem insignis Ecclesiœ Beatœ Mariœ Virginis Trajectensis

Ce document signale parmi les reliques de la première armoire :

A latere sandœ Catharinœ versus jportam : In capsula cristallina pars ossium sancti Egidii abbatis (^).

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