‹ Saint GillesChapitre 32 sur 57 · Église paroissiale de Saint-Martin, a Wyck · texte numérisé non relu

Église paroissiale de Saint-Martin, a Wyck

Un petit fragment des os, renfermé dans un reliquaire gothique; les lettres d'authenticité ont disparu pendant la révolution (^).

(^) Bock et Willemsen, Antiquités sacrées conservées dans les anciennes collégiales de S. Servais et de Notre-Dame, à Maestricht, Maestricht 1873, p. 222, Eeliquaires divers, 4°.

(^) Catalogus sacrarum Beliquiarum Sacrarii S. Servatii, prœvio diligenti et accurato examine fideliter renovatus suh finem anni 1677 (Bock et Willemsen, op. cit., Appendices, n° 16, pp. lviii et suiv.).

Cet inventaire est du plus haut intérêt, tant sons le rapport de l'histoire que de l'archéologie.

(3) Bock et Willemsen, op. cit., p. lxiv; ce reliquaire était renfermé In secundo Armario maiori.

Bock et Willemsen, op. cit., Appendices, n" 18^'", pp. lxxx, lxxxi.

(*) Id., p. lxxx.

(^) On appelle ainsi la partie de la ville située au-delà de la Meuse; on la désigne aussi sous le nom de Wyck-Maestricht.

(7) Lettre de M. Willemsen, vicaire de Saint-Servais, à Maestricht, 16 Novembre 1871-

Massiges (France. — Dép* de la Marne).

Ancienne église paroissiale, aujourd'hui simple annexe de la paroisse de yirginy.

Lorsqn'en 1453, messire Etienne de Grracliaut eut obtenu un os du bras de saint Gilles, ce qui restait des reliques du saint abbé conservées à Buzy, fut transféré de l'église ruinée de ce village dans celle de Massiges (^).

Miannoye, sous Assesse (Belgique. — Province de Namur) .

Oratoire public.

Une relique non spécifiée; les lettres d'authenticité ont été égarées (^).

Mont Saint-Michel [Abbaye du], de l'ordre de saint Benoît, près de Bamberg (Bavière) (^).

Un pouce du Saint.

L'abbaye du Mont Saint-Michel fut fondée, en 1015, par l'empereur d'Allemagne, saint Henri, et son épouse, sainte Cunégonde. Un tremblement de terre l'ayant détruite de fond en comble, le 3 Janvier 1117, saint Othon, évêque de Bamberg, la reconstruisit, et consacra la nouvelle église, le 1®^ Septembre 1121 (*). Il fit bâtir en outre, au pied de la montagne, une chapelle en l'honneur de saint Gilles, avec un hospice pour les pauvres et les étrangers. Un chanoine de la collégiale de Saint- Jacques, à Bamberg (^), nommé

(^) Voyez le cliapître suivant.

(^) Lettre de M. Detliy, curé d' Assesse, 25 Septembre 1871. (^) Voyez, sur cette abbaye, Ussermann, Germania sacra, Episcopatus Bambergensis, typis San-Blasianis 1802, pp. 296 et suiv. O Ussermann, op. cit., p. 303.

(^) Le texte d'Ebbon, que nous allons citer, dit seulement : canonicus... œcclesiœ sancti lacohi. Mais la suite du récit prouve, à toute évidence, qu'il j s'agit ici d'un chanoine de la collégiale de Saint- Jacques, à Bamberg. Voyez, sur cette collégiale, Ussermann, op. cit., pp. 277 et suiv.

Wicbodo, ayant fait un pèlerinage à Saint-Gilles, en Provence, en rapporta un pouce du saint abbé, qu'il donna à Pévêque Otlion et dont celui-ci enrichit la cliapelle de Saint- Gilles, élevée par ses soins au bas du Mont Saint-Micbel (^).

Mulken, sous Tongres (Belgique. — Province de Limbourg) .

Oratoire public.

Une parcelle des ossements; l'authentique émane de Mgr. Théodore de Montpellier, évêque de Liège (^).

Namur (Belgique).

Hospice Saint-Gilles.

Une petite relique, renfermée dans une monstrance en argent, haute de quinze centimètres (^) .

Ces détails sont tirés de la Vie de saint Othon, écrite par Ebbon, que Pertz a insérée dans ses Monumenta Germaniœ historica, tom. xiv (Scriptormn xii), sous le titre de Ehhonis vita Ottonis Episcopi Bahenhergensis. Les passages relatifs à la chapelle et à la relique de saint Gilles se trouvent au § 19, De constructione hospitalis sub pede montis sancti Michahelis (pp. 834, 835). Nous y Ksons : Eo tempore, canonicus quidam œcclesiœ sancti lacohi Wichodo nomine orationis causa heatum visitans Egidium, reliquias magnificas, id est pollicem eius, comparavit, quem pius Otto ah eodem sagaciter impetratum, altario sancti Egidii cum aliis multiplicihus reliquiis inclusif, œcclesiamque solempniter dedicans, memoriam eius per omnem locum celehriorem, quam eatenus fuisset, instituit (p. 835). Ce passage seStrouve aussi dans les ÂA. SS. Sept., tom. I, p. 287, n. 11. M. l'abbé Teissonnier en donne une traduction libre dans sa Notice historique sur Saint Gilles, pp. 112 et suiv., mais il n'a pas bien saisi le sens des mots : orationis causa heatum visitans Egiditim; il les entend d'une visite, faite par le chanoine Wicbodo à la chapelle de Saint- Gilles, construite au pied du Mont Saint-Michel, tandis qu'ils s'appliquent évidemment au pèlerinage effectué par le pieux chanoine au tombeau de saint Gilles, en Provence, pèlerinage d'où il rapporta un pouce du saint anachorète. Toute autre explication fait violence au texte.

(2) Lettre de M. Mievis, vicaire de Notre-Dame, à Tongres, et chapelain de Mulken, 4 Août 1871.

(^) Lettre de M. Gérard, aumônier de l'Hospice Saint-Gilles, 20 Septembre 1871. M. Gérard a eu l'obligeance d'accompagner sa réponse d'une repro-

Neuf-Berquin (France. — Dép^ du Nord).

Église paroissiale.

L'église possédait anciennement une relique de saint Gilles. Cette relique disparut en 1793; M. le curé Cousin en obtint une autre, par M. Casimir Wicart, alors vicaire général de Mgr. Griraud, archevêque de Cambrai, et qui devint par la suite évêque de Fréjus et plus tard de Laval (^).

Nuria (Espagne. — Catalogne).

Sanctuaire de Notre-Dame.

Ce sanctuaire possède quatre objets, que nous rangeons parmi les reliques de saint Grilles (^). Ce sont :

1. Une image de la Yierge, sculptée par saint Gilles, pendant son séjour sur les montagnes de Nuria.

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