Eglise de Saint-Gtilles, dite de l^ïïostellerie
Geste chappelle, dit Le Boucq, possède aussy plusieurs belles relicques desquelles parties sont enchâssées dans une croix d^argent; des images de Notre-Dame, de Saint-Laurent et de Saint-Gilles, aussy d^argent et d^aultres en des relicquaires de cuivre doré et aultrement. Les principalles sont ung dent dudict S aine t- Gilles, mis et posé en ladicte image (^).
(^) Julien, Le culte de Notre-Dame du Saint- Cordon, pp. 12 et suiv. Nous aurons à parler de ce fait miraculeux au second volume de notre travail.
(^) Julien, op. cit., p. 20. En 1392, une châsse plus belle remplaça la fierté primitive (id., p. 21).
(^) Julien, op. cit., p. 20. Simon Le Boucq donne la liste complète des reliques déposées auprès du Saint-Cordon, dans son Histoire ecclésiastique de la Ville et Comté de Valentienne (1650), Valenciennes 1844 (réimpression), p. 7, col. 2.
(^) Voyez, sur ce monastère. Le Boucq, op. cit., pp. 162 et suiv. (^) Le Boucq, op. cit., pp. 163, 164.
(6) Id., p. 164, col. 1.
(') Id., pp. 179 et suiv.
(^) Le Boucq, op. cit., p. 180, col. 1. La dévote et solemnelle procession, quy se faict en la Ville de Valencienne, le huictième jour de Septembre, Valencienne, de l'imprimerie de Jean Yervliet, à la Bible d'or, 1614, p. 67. — d'Oultreman, La Cour saincte de la Glorieuse Vierge Marie à Valentiennés, ou Discours moraux et historiques tant sur la feste et les mystères de la Nativité de Nostre-Dame que sur Vorigine et les pièces les plus considérables en la solemnelle et dévote procession qui se faict en ceste ville annuellement, par le commandement de la mesme Vierge, le jour de sa feste, Valentiennés, chez Jean Boucher, 1653, p. 668. " Il y a dans ce lieu, dit le P. d'Oultreman, une dent du dit S. Abbé et confesseur. "
M. l'abbé Desilve, curé de Basuel (Nord), à qui nous devons une foule de renseignements sur le culte de saint Gilles à Valenciennes, nous avait écrit,
Villeloin (France. — Dép* d'Indre-et-Loire).
Ancienne abbaye de Bénédictins p).
Cette abbaye reçut la visite de Martène, le 12 Juin 1708 : Je fus aprèsdiné^ — écrit le savant bénédictin, — à Tabbaye de Ville-loin, située à trois petites lieuës de Loches. J'y trouvai sur l'autel un bras de saint Xiste, tm de saint Gilles, une portion du crâne de saint Léger, et une de saint Fraimbauld" (2).
le 7 Mai 1872, que l'église de Notre-Dame, en cette ville, était en possession d'une relique du saint abbé : " Le corps entier de S' Gilles reposant à Toulouse, — disait notre digne correspondant, — l'arclievêque de Toulouse, Mgr. Desprez, originaire de notre diocèse, a daigné en distraire un fragment d'avant-bras, en faveur de l'église de Notre-Dame de Valenciennes. " M. Desilve nous écrivait, le 29 Juin suivant : " Ou bien j'ai été mal renseigné sur la relique de S' Gilles, donnée à Notre-Dame de Valenciennes par Mgr. de Toulouse, ou bien cette relique a disparu dans les changements d'église et de curé-doyen. M. le chanoine Prouvost, archiprêtre et curé-doyen de Notre- Dame, m'a dit que l'existence de cette relique n'est point à sa connaissance. " Cette seconde hypothèse est fort admissible; la translation de la paroisse de Notre-Dame à la nouvelle église de Notre-Dame du Saint-Cordon eut lieu en 1864, sous l'administration de M. le curé-doyen Pique. Les embarras inséparables d'un pareil événement peuvent très-bien avoir amené la disparition de la relique de saint Gilles.
O Voyez, sur l'ancienne abbaye de Villeloin, Villalupa, la Gallia christiana, tom. xiv, Parisiis 1856, col. 272 et suiv. Ce volume, qui sert de continuation au travail des Bénédictins, a été publié par M. Barthélemi Hauréau.
(^) Martène et Durand, Voyage littéraire de deux Religieux Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur, tom. i, Paris 1717, p. 4.
La congrégation de Saint-Maur ayant pris sur elle de publier une nouvelle édition de la Gallia christiana, de MM. de Sainte-Marthe, le chapitre général, tenu à Marmoutier en 1708, chargea Dom Edmond Martène, religieux de cette maison, de visiter les archives des églises cathédrales et des abbayes de France, aux fins de recueillir tous les documents qui pouvaient contribuer à perfectionner l'œuvre des premiers éditeurs. Martène se mit en route, le 11 Juin 1708, mais, se sentant incapable de suffire à cette immense tâche, ii s'adjoignit, dès l'année suivante, Dom Ursin Durand, comme lui religieux de Marmoutier.
Les deux bénédictins parcoururent près de cent diocèses et visitèrent plus de huit cents abbayes. Leur voyage dura six ans; ils recueillirent, dans cet intervalle, plus de deux mille pièces, servant de preuves dans la nouvelle édition de la Gallia christiana, outre cette immense quantité de documents qui forment l'important recueil publié par Martène et Durand, en cinq volumes in-folio, sous le titre de : Thésaurus novus Anecdotorum. Pour répondre aux sollicitations pressantes de leurs amis, ils firent imprimer la relation de leur voyage, sous le titre transcrit plus haut.
Walcourt (Belgique. — Province de Namur).
Eglise collégiale, aujoued^hui paroissiale^ de Notre- Dame (i).
Le trésor de P église renfermait une croix en vermeil, objet d^une grande vénération; cette croix, ornée de perles et de pierres précieuses, contenait une foule de reliques, parmi lesquelles nous en distinguons une de saint Grilles, sans désignation spéciale (^) .
Watten (France. — Dép* du Nord).
Eglise paroissiale.
Une relique non spécifiée, reçue de Mgr. Pierre Griraud, archevêque de Cambrai (^).
Martène et Durand entreprirent bientôt de nouvelles excursions, cette fois dans les Pays-Bas et en Allemagne; commencé le 30 Mai 1718, leur voyage se terminait en Janvier 1719, et le public savant fut mis au courant de ses résultats par un volume, publié en 1724, et qui forme le second tome du Voyage littéraire de deux Religieux bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur.
O Voyez, sur la collégiale de Walcourt, une des plus anciennes églises du pays, Galliot, Histoire... de la ville et province deNamur, tom. ni, Liège 1788, pp. 291 et suiv.
Cette église est célèbre par son image miraculeuse de la Vierge, qui attire chaque année des milliers de pèlerins, et qui, s'il en faut croire la légende, fut sculptée par saint Materne, évêque de Trêves et de Cologne, apôtre de Tongres (t vers 328).
(^) Hahent Walciodorenses in veneratione magna Crucem quamdam inauratam, gemviis ac preciosis lapidilus exornatam, quod in ea hœ subséquentes preciosœ Banctorwm reliquiœ recondantur De 8. JSgidio Abhate Arelatensi (Rayssius, Hierogazophylaciurti Belgicum, pp. 330, 331. — AA. 88. Sept., tom. i, p. 289, n. 22).
(^) Lettre de M. l'abbé Boedt, curé de Watten, 20 Novembre 1871.