CHAPITRE IV
Saint Gilles quitte Vérédème. — Il se retire sur la montagne de Kuria, en Espagne.
Saint Gilles prend congé de Vérédème. et va se fixer sur la montagne de Nuria, en Catalogne, pp. 71, 72. — L'abbé François Mares établit solidement ce fait dans son Historia y miracles de la sagrada imatge de nostra Senyora de Nûria. Détails bibliographiques sur cet ouvrage et sur sa traduction française, pp. 72-74. — Eenseignements topographiques sur le sanctuaire de Nuria, où se vénère l'image de la Vierge, sculptée par saint Gilles, p. 74 — Manuscrit conservé dans cette chapelle, et attestant, d'après une très-ancienne tradition, le séjour de saint Gilles à Nuria, p. 75. — • De temps immémorial, la fête du saint abbé se célèbre à Nuria avec la plus grande solennité et attire un immense concours de fidèles, pp. 75, 76. — Grotte et fontaine de saint Gilles, p. 76. — Médaille distribuée aux pèlerins de Nuria, p. 76.
— Le culte de saint Gilles est extrêmement populaire, non-seulement en Catalogne, mais dans les provinces limitrophes, pp. 76, 77. — Miracles, p. 77. — Acte du 8 Mai 1338, conservé dans les archives de l'église paroissiale de Caralps; cet acte, émané de trois archevêques et de neuf évêques, accorde des indulgences en faveur de ceux qui feront une aumône à la Santa Casa de Nuria, ou visiteront celle-ci à certains jours de l'année. Ce document qualifie saint Gilles de " sculpteur de la glorieuse image, vulgairement nommée de la Vierge Marie de Nuria ", pp. 77-81. — Détails sur les prélats, qui ont délivré cet acte, pp. 78-80. — Les biographes de saint Gilles ont gardé le silence sur le séjour du Saint à Nuria. Motifs de ce silence, pp. 81-83.
— L'abbé Marés se trompe, en assignant l'année 700 comme date de l'arrivée de saint Gilles en Espagne; il se trompe encore, lorsqu'il nous montre le saint anachorète regagnant la Gaule en 703 ou 704, pour échapper aux dangers, qui menaçaient sa vie, sous le règne du cruel roi Witiza, pp. 83-85. — Contradictions et anachronismes où tombent le traducteur français de l'abbé Marés et ceux qui l'ont pris pour guide, pp. 83, 84. — L'arrivée de saint Gilles à Nuria est antérieure à 673, et doit se placer entre cette date et l'année 670 ou 671, en laquelle il se sépara de Vérédème, p. 85. — Le motif qui porta saint Gilles à quitter Nuria est inconnu. Peut-être son humilité fut-elle cause de ce départ, pp, 85, 86. — Détails sur la croix, la cloche et le vase, nommé Ouille, conservés dans le sanctuaire de Nuria et vénérés comme souvenirs de saint Gilles. Ces objets furent trouvés en 1079, à
côté de l'image miraculeuse de la Vierge, dans la grotte où saint Gilles les avait cachés, p. 86. — Description de la croix, pp. 86, 87. — Description de la cloche. On lui attribue la vertu d'apaiser les orages, Eemarques sur l'ancienne coutume de sonner les cloches pendant l'orage, pp. 87, 88. — Description de VOuiïle. Son usage actuel. Conjecture sur son usage primitif, pp. 88, 89. — Description de la statue miraculeuse de Notre-Dame de ISTuria, sortie des mains de saint Gilles, pp. 89, 90. — Statues habillées, p. 89.
CHAPITBE V
Saint Gilles retourne en Graule et se fixe dans la forêt gothique. Il y est découvert par Flavius Wamba, roi des Visigoths.
La forêt gothique était située dans la Septimanie. Origine de son nom. Ses limites, pp. 91-93. ■ — Détails sur la Septimanie. Dénominations synonymes de cette province, pp. 91, 92. — IbePalaUum Gothorum, pp. 92, 93. — La forêt gothique appartenait au vaste réseau de forêts, qui couvrait la Gaule; courage des moines, qui allaient s'ensevelir dans ces affreuses solitudes, pp. 93-95. — Saint Gilles se retire dans la forêt gothique. Une biche se fait la compagne familière du Saint et le nourrit de son lait, p. 95. — Saint Gilles paraît avoir établi sa demeure sur l'emplacement de la célèbre église, qui porte son nom; la tradition désigne aussi, comme lieu de retraite du pieux solitaire, un endroit du voisinage, appelé Baume ou grotte de saint Gilles. Le Saint a pu habiter tour à tour ces deux endroits. Détails sur la Baume de saint Gilles, pp. 95-98. — Eelations de saint Gilles avec sa biche; elles ne constituent point un fait isolé dans l'histoire de la vie érémitique, p. 98. — Eelations des moines avec les animaux des forêts. Saint Calais, saint Déicole, saint Basle. Détails divers. Eaison du pouvoir surnaturel des moines sur les animaux, pp. 98-102. — Les rapports de saint Gilles avec sa biche étaient-ils empreints de ce cachet surnaturel ?, pp. 102-103, — La biche est devenue la caractéristique traditionnelle du saint abbé, pp. 103, 104. — Armoiries de la ville de Saint-Gilles. Ancien poids. Sceau de la collégiale, p. 105. — Quelques auteurs contestent l'authenticité de cette légende. Sentiment de M. de Montalembert, pp. 104, 105. — Combien de temps saint Gilles demeura-t-il clans sa grotte ?, p. 105, 106. — Événements qui amenèrent la découverte de sa retraite, p. 106. — Partie de chasse organisée, dans la forêt gothique, par des officiers de la suite du roi Flavius Wamba. Le Saint est blessé par une flèche, destinée à sa biche. Sa retraite est forcée. Wamba et Arégius, évêque de Nîmes, pénètrent dans la grotte de
l'anachorète, pp. 107-111. — En quel endroit du corps saint Gilles futil atteint par le trait lancé contre sa biche ? Une tradition constante rapporte qu'il fut grièvement blessé à la main. S'écartant de cette tradition, plusieurs artistes représentent la flèche profondément enfoncée dans la poitrine du Saint; d'autres montrent le trait planté dans le bras droit, le bras gauche, l'épaule droite, la jambe gauche, etc. Détails iconographiques, pp. 108-110. — Les Actes racontent que saint Gilles ne permit point de panser sa blessure et voulut en garder toute sa vie la trace douloureuse. C'est pour ce motif, qu'en Angleterre, les estropiés, les impotents, etc., se mirent sous sa protection. Détails sur 8^ Giles, Gripplegate, à Londres. Saint Gilles choisi comme patron par les malades, spécialement par les lépreux. Hôpitaux d'Angleterre placés sous son vocable, p. 111. — Quel âge avait saint Gilles au moment de sa découverte ? Erreur des Actes et de la plupart des historiens, qui le dépeignent sous les traits d'un vieillard, pp. 112, 113. — Martin de Vos a parfaitement rendu la physionomie du Saint dans la magnifique planche, dessinée par lui et gravée par Raphaël Sadeler. Description de cette gravure, qu'ont imitée ou copiée beaucoup d'artistes, entre autres Firens et récemment M. Eugène Saget, pp. 114, 115. — Fragment de la chronique rimée de Pnilippe Mouskés, trouvère tournaisien du XIII^ siècle, retraçant l'épisode de la découverte de saint Gilles. Détails sur ce poëte, pp. 115-119.