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CHAPITRE II

§ 1. — Découverte du tombeau de saint Grilles.

Cette découverte, qui date du 29 Août 1865, est due à l'initiative et au zèle de feu M. l'abbé Achille Goubier, curé de Saint-Gilles-du- Gard. Détails biographiques sur cet ecclésiastique, p. 263. — Mémoire aux fidèles de Saint- Gilles sur les travaux qui ont amené la décoiwerte du, tombeau de leur saint Patron. Division de ce Mémoire, dû à la plume de M. Goubier, pp. 265, 266. — Lors de son arrivée *à Saint-Gilles, eu 1864, M. Goubier trouve la crypte de l'église obstruée de déconibres et profanée par des souillures de toute espèce. Il la fait déblayer et la rend au culte, pp. 266, 267. — ■ Description de la crypte,* pp. 267-269. — M. Goubier fait commencer les fouilles. Fragment du Mémoire aux fidèles de Saint-Gilles, décrivant la marche des travaux et la découverte du saint tombeau, pp. 270-277. — Analogies frappantes entre l'invention du sépulcre de saint Gilles et celle du tombeau de l'apôtre saint Jacques à Compostelle, en 1879, pp. 277, 278. — Mgr. Plantier, évêque de Nîmes, nomme une commission, chargée d'étudier toutes les questions qui se rattachent à l'événement du 29 Août 1865. La commission "termine ses travaux, en déclarant que le tombeau découvert est celui où reposèrent, durant des siècles, les restes de saint Gilles, et que les menus ossements, qu'il contenait, appartiennent au corps du saint abbé, pp. 278-281. — Sentence épiscopale, pp. 281, 282. — Premières restaurations de la crypte, pp. 282-285. — Guérisons prodigieuses obtenues par l'intercession de saint Gilles, p. 285.

§ 2. — Lettre pastorale de Mgr. Plantier. — Fête du 22 Octobre 1867. — Travaux et mort de M. Goubier. — Travaux de M. d'Éverlange. — Restauration des pèlerinages»

Lettre pastorale de Mgr. Plantier sur la découverte du tombeau de saint Gilles et sur la fête à célébrer, le 22 Octobre 1867, en mémoire de

cette invention, pp. 286-294 — Description de la fête, pp. 294-299. — Zèle déployé par M. Goubier pour le rétablissement de l'antique pèlerinage au tombeau de saint Gilles. Il nourrit le projet de donner une garde d'honneur au sépulcre du saint abbé, dont il poursuit la restauration, pp. 299-302. — Le pèlerinage reprend lentement. M. Goubier fait frapper une médaille destinée aux pèlerins, et écrit, à leur intention, sa Vie admirable du grand Gilles, pp. 302-304. — Les émotions ressenties par M. Goubier, au moment de la découverte du saint tombeau, avaient gravement altéré sa santé, pp. 304-306. — M. Goubier meurt presque subitement au couvent des Dominicaînes de Mazan, le l^*" Mai 1872. Ses funérailles. Sépulture et épitaphe, pp. 306- 309. — M. Bastien, successeur de M. Goubier, meurt le 25 Juin 1873, p. 309. — Mgr. Plantier confie la cure de Saint-Gilles à M. d'Everlange. Détails sur cet ecclésiastique et sur sa famille, pp. 309, 310. — M. d'Éverlange met tout en œuvre pour raviver et. propager le culte de saint Gilles. Il publie son livre : Saint Gilles et son pèlerinage, dont plusieurs éditions s'écoulent rapidement. Eloges décernés à cette publication, pp. 310-313. — Le travail de M. d'Éverlange exerce la plus heureuse influence sur le pèlerinage de Saint-Gilles. Coup d'œil sur la marche et le progrès de ces manifestations religieuses, de 1873 à 1878, pp. 314-318. — Pèlerins isolés. Mgr. Plantier. MMgrs. Caixal y Estrade, évêque d'Urgef, en Espagne, et de Cabrières, évêque de Montpellier, pp. 319, 320. — Mgr. Besson, successeur de Mgr. Plantier sur le siège de Mmes, visite, pour la première fois, le tombeau de saint Gilles. A cette occasion, il nomme M. d'Everlange chanoine honoraire de sa cathédrale, pp. 320-322.

Le tombeau, retrouvé le 29 Août 1865, ne renferme plus le corps de saint Gilles; dès lors, le culte de ce tombeau est-il légitime ? Le sépulcre, si heureusement découvert, n'est pas entièrement vide; il contient quelques ossements provenant du corps de notre Saint. Mais ce sépulcre, ne renfermât-il aucune relique, aurait droit encore aux hommages des fidèles; il doit être regardé comme une relique, dans le sens large du mot. Division des reliques en deux grandes catégories, pp. 322, 323. — ■ Dès les temps les plus reculés, les tombeaux vides des Saints furent l'objet d'un culte religieux, p. 323. — Vénération des chrétiens de Rome pour les sépultures primitives des saints apôtres Pierre et Paul, dont les corps avaient été transférés ailleurs, p. 324. — Il s'opère plus de miracles près du tombeau vide de saint Hilarion, dans l'île de Chypre, qu'au monastère de Mai urne, en Palestine, où le corps du célèbre solitaire, enlevé de son premier sépulcre, avait été transporté, p. 324. — Un parjure, dont le bras s'était roidi, en punition de son

crime, obtient la guérison miraculeuse du membre paralysé, en allant se prosterner devant le tombeau vide de saint Benoît, dans l'église ruinée du monastère de Fleury, pp. 326, 326. — Paroles remarquables du P. Ferrand, qui rapporte ce dernier prodige, pour prouver que les corps saints communiquent à leurs tombeaux une vertu merveilleuse, vertu qui persiste après l'enlèvement des reliques et se manifeste par d'éclatants miracles, pp. 326, 327.

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