‹ Saint Gilles et son pèlerinageChapitre 8 sur 81 · PREMIERES ANNÉES DE SAINT GILLES · texte numérisé non relu

PREMIERES ANNÉES DE SAINT GILLES

les sciences humaines, au sein de cette ville fameuse appelée avec raison le foyer des lumières, le centre de la civilisation et des arts.

Mais Dieu, « admirable dans ses saints (i) », les prédestine à un progrès plus glorieux. « // place dans leur cœur des degrés d'ascension (2) » et leur fait franchir les espaces immenses qui séparent les régions éclairées par les pures lumières de la foi des sentiers ténébreux de Terreur.

Nous voyons saint Gilles, à cet âge où la « fascination de la bagatelle (3) » exerce un trop funeste empire sur le cœur humain, s'arracher aux dangers du monde. Il a entendu ces paroles de T Évangile : « 5/ vous poule^ être parfait^ vende^ tout ce que vous ave^^ donner* en le prix aux pauvres et vous aure^ un tré* sor dans le ciel (4). » Non content de les en-

(i) < Mirabilis Deus in sanctis suis» » Ps. lXvh, 36.

(2) « Ascensiones in corde suo disposuit. » Ps. LXtxiii, 6«

(3) a Fascinatio nugacitatis, 9 Sa p. ir, 12.

(4) Math. XIX, ai.

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tendre, il les prend pour règle de sa conduite, et le voilà, pauvre volontaire, n^aspirant qu'au bonheur de se donner à Jésus, le divin roi des pauvres.

Dieu a daigné répondre déjà à la fidélité de son serviteur par le don surnaturel des miracles. Le miracle,ce signe révélateur de la vérité, n'appartient qu'à l'Église catholique ; il brillera avec splendeur sur le front de saint Gilles, s'attachera à tous ses pas et enfin à son tombeau comme une couronne glorieuse, récompense de ses admirables vertus.

Un jour, allant à l'église, il rencontra un pau» vre malade, couvert à peine de quelque»

méchants haillons; le Saint lui donna sa robe qui lui rendit aussitôt la santé. — Sortant une autre fois de l'église, il guérit un homme piqué d'un serpent dont la blessure devait être mortelle. — Enfin une troisième fois, étant à l'église, il chassa le démon du corps d'un pos-

4 SÀCNr GILLES QUITTE SA PATRIE

sédé, qui troublait le service divin par ses cris et ses hurlements (i).

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