‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 80 sur 85 · I. J. 1810, février · texte numérisé non relu

I. J. 1810, février

LES DERNIÈRES ANNÉES DE SAINT GRÉGOIRE. 2il

Sicile. Il le loue de fuir les réunions frivoles (humana conventicula). Il lui à demandé s'il avait avec qui pratiquer l'Ecriture sainte « inlectionis sacrae collegio », Maurentîus a répondu qu'il n'avait personne, et le bon pape lui écrit : «Quoique, pécheur, je sois bien occupé, si vous voulez venir aux limina du bienheureux apôtre Pierre, vous pourrez m' avoir pour compagnon d'étude des saintes lettres, in sacro eloqido colle^ gam^. »

Rusticiana n'est pas oubliée, on le peut penser. Voici la dernière lettre que Grégoire lui écrit, en février 6o3 (J. 1891) :

« Grégoire à Rusticiana patricia.

a Chaque fois que quelqu'un vient à. nous de la ville royale, (Constahtinople), nous ne manquons pas de nous informer de votre santé, mais, pour mes péchés, j'apprends toujours des nouvelles que je regrette d'apprendre, car l'on me rapporte que, si exténuée et si débile que vous soyez, vos douleurs de goutte ne font que grandir. Je prie le Seigneur tout-puissant afin que tout ce que vous souffirez dans votre corps tourne au salut de votre âme, et que les fléaux temporels vous préparent Téternel repos : pour ces douleurs dont vous verrez le terme, des joies vous seront données qui n'auront pas de fin.

({ Pour moi, je vis en gémissant et accablé de tant détaches, que je regrette d'être arrivé aux jours que je vis : toute ma consolation est dans l'attente de la mort. Voilà pourquoi je vous demande de prier pour moi, vous me le devez bien, obténez-que je sois délivré bientôt de cette prison de la chair, afin d'échapper aux douleurs qui depuis trop longtemps me torturent...

« Je vous demande de saluer pour moi mon fils très doux domnus Strategius... De votre retour (à Rome) que dois-je vous écrire.'' Vous savez combien je le désire, mais quand je considère vos intérêts et vos obligations, je désespère (de vous revoir). Je prie le créateur de l'univers, où que vous êtes, où que vous serez, de vous protéger, en étendant sa main sur vous, et de vous défendre de tous maux. »

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