‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 81 sur 85 · I. J. 1539, octobre SgS · texte numérisé non relu

I. J. 1539, octobre SgS

De Gonstantinople à Sévîlle, d'Alexandrie à Cantorbery, l'Eglise universelle est ainsi présente à la pensée de Qrégoire. Pour tant que sa santé soit éprouvée, il dicte des réponses, il donne des ordres, il veut ce qu'il veut avec la même décision, avec la même minutie : jusqu'à la fin, les lettres du registre le disent assez. Un de ses derniers gestes est pour envoyer à l'évéque de Chiusi, qui est pauvre, un manteau d'hiver l.

La mort ne dut pas surprendre un homme qui en avait fait si longtemps l'apprentissage. Grégoire, dès avant de devenir pape et tout le temps de ,son pontificat, avait passé par des crises de goutte, et aussi de gastralgie, qui duraient des mois, et qui auraient anéanti un moins énergique. Lui, qui jadis avait été corpulent, était maintenant amaigri au dernier point, et, il nous le dit, ce desséché comme un mort dans sa sépulture » (J. 1816).

Il écrit en 099, au patrice Venantius, en Sicile (J. 1759) :

a Je ne vois rien à vous dire de moi sinon que, pour mes péchés, voici onze mois que bien rarement j'ai pu quitter mon lit. Je suis accablé de tant de douleurs par ma goutte et par mes ennuis, que la vie est pour moi un supplice. Chaque jour, défaillant de douleur, je soupire après la mort comme après un remède. »

En 600, on lit dans une lettre à l'évéque d'Alexandrie Euloge (J. 1788) :

a Voici deux ans que je suis immobilisé dans mon lit, affligé de douleurs de goutte si grandes, que c'est à peine si, les jours de

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