Fi ta S. Hilarii script a a Fortunat o^ lib. I, n
évêques d'Egypte, disciples et admirateurs d'Athanase, demeuraient inviolablement fidèles à la vérité intégrale. Le questeur Léonas, représentant de Tempereur, favorisait Tanoméisme.
« On interrogea d'abord Hilaire sur la foi des Églises des Gaules, car », c'est Sulpice Sévère qui parle, oc les calomnies répandues par les ariens nous avaient rendus suspects de n'admettre, avec Sabellius, dans un Dieu solitaire qu'une trinité de noms. Mais après avoir exposé sa foi conformément à la décision des Pères de Nicée, l'évêque de Poitiers rendit témoignage aux Occidentaux Ses paroles levèrent tous les soupçons, et Hilaire fut admis à la communion des évêques et reçu dans le concile*. »
Le sabellianisme n'était qu'un péril imaginaire; des dangers plus graves menaçaient l'assemblée. Dès la première séance, Acace proposa de rejeter la formule de Nicée, et de la remplacer par l'équivoque formule décrétée naguère à Sirmium.
C'était peu pour la fraction extrême du concile; les négations les plus hardies se produisirent. « Il ne saurait y avoir de naissance en Dieu, disaiton, le Christ n'est qu'une créature; il sort du néant; il n'est ni Fils de Dieu, ni semblable à Dieu*. » On lut le fragment d'un discours de
I. Htstorta sacra ^ lib. II, d. 42> a. -Lib, contra Constantium, n. lo
Digiti:
Tévêque déposé d'Antioche, Eudoxe. « Dieu n*est pas père, disait Taudacieux anoméen; s'il était père, il aurait dû avoir une femme.... » — « Oh! s'écriera plus tard Hilaire, malheureuses mes oreilles qui ont ouï cette voix maudite, qui ont entendu un homme parler ainsi de Dieu et du Christ, et en parler dans une église*!... » L'indignation bruyante du plus grand nombre accueillit de telles paroles, et prouva aux anoméens qu'ils s'avançaient trop en froissant le sentiment chrétien encore subsistant dans ces âmes. « Tout ce qui était semi-arien, dit le duc de Broglie, s'effraya et se mit à chercher quelque formule qui se distinguât bien ouvertement d'Acace et de ses dangereux amis. » Et l'historien, portant dans les replis de ces consciencesr inquiètes son observation pénétrante, ajoute : « Beaucoup, sans doute, réfléchirent, à ce moment suprême, avec amertume, qu'en cessant de se tenir attachés au roc de Nicée, ils s'étaient lancés dans une mer d'erreur, où l'ancre était impossible à jeter. Beau coup, si une fausse honte ne les avait retenus, en seraient revenus purement et simplement, pour sortir du dédale, au premier et au plus grand de tous les symboles. N'osant aller jusqu'à braver ainsi tout respect humain, ils voulurent au moins se rapprocher le plus possible du point