I. j4d Constantium Atigustum^ lib. II, n
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SÉLEUGIE ET GONSTANTINOPLE. 75
raclet autre que le véritable. Manès et Marcion y puisent la haine de l'ancienne loi.... Tous citent les Ecritures, mais ils ne les entendent pas; ils n'ont point la foi dont le nom est dans leur bouche. C'est peu de lire les Ecritures, il faut en avoir l'intelligence; et ce n'est pas la prévarication, c'est la charité qui en a l'intelligence.
« Ecoute, je t'en conjure, ce qui a été écrit sur le Sauveur, afin qu'on ne substitue pas aux paroles écrites des paroles qui ne le sont pas. Prête l'oreille aux discours que je tirerai des livres saints : élève ta foi vers Dieu. Ecoute des paroles qui serviront l'intérêt de la foi, de l'unité, de l'éternité. Mes paroles que je prononcerai en public, parmi les controverses d'une assemblée divisée et d'un procès retentissant, honoreront ta dignité souveraine et ta foi*. »
Les ariens qui entouraient Constance, se gardèrent d'accepter le défi; ils jugèrent que le plus sûr moyen d'éviter la conférence publique qui eût dévoilé leurs variations et leur bassesse, était d'éloigner celui qui la proposait. Sur leur conseil, Constance, sans lever d'ailleurs la sentence d'exil *, renvoya dans les Gaules l'homme qu'on lui représentait comme un semeur de discorde et un perturbateur de l'Orient \ La Providence s'était