I. Lth, contra Constantium Imperatorem ^ n
Digiti:
les mécréants. Ah! si nous avions voulu briller en leur compagnie, jouir dans les loisirs domestiques de la paix du siècle, abonder de tous les avantages, nous vanter de la familiarité de Tempereur, n'être évêque que par un titre menteur [esse falso episcopi nomine), faire peser dans rÉglise sur chacun et sur tous notre domination, nous aussi, nous aurions possédé le pouvoir dont ils sont investis ! Mais pour altérer la vérité de rÉvangile, il me faudrait endormir le remords de ma conscience par les complaisants sophismes d'une ignorance volontaire, me justifier à moimême mon erreur par l'erreur d'autrui, abriter ma mensongère droiture sous le couvert de l'opinion commune*. »
Hilaire indique ensuite à grands traits sou dessein; ne dirait-on pas qu'il se rappelle et qu'il veut imiter le tragique début des Histoires de Tacite? « J'entreprends de porter à la connaissance de tous, des événements embrouillés par les ruses du démon et par les subtilités de l'hérésie ; des arrêts infirmés d'avance par la dissimulation et par la crainte.... Et tandis que la paix règne dans les affaires de l'empire romain, César s'inquiète, le palais s'agite, les évêqucs courent, çà et là, les officiers vont et viennent, et contre les hommes apostoliques, tous les pouvoirs se mettent