‹ Saint HilaireChapitre 49 sur 101 · De Deo De'ique proprictatihtis, lib. X, cap. xiv, n. a · texte numérisé non relu

De Deo De'ique proprictatihtis, lib. X, cap. xiv, n. a

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assez forte, — Thisloire le prouve, — pour traverser, tout en enfantant des saints, l'épreuve de la prospérité *. »

Hilaire dévoile ensuite tous les artifices d'Auxence. « Nous connaissons un seul Dieu, le Père », disait Tintrus, et encore : « le Fils, d'après les Écritures, est semblable au Père qui l'engendre. Mais », demande Hilaire, « si le Père et le Fils, sont vraiment un par la divinité, pourquoi préférer le terme imparfait de ressemblance? Le Fils est l'image de Dieu, mais l'homme l'est aussi, puisque Adam a été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Pourquoi donc, héritier d'Arius, n'accordes-tu au Christ que ce qui nous appartient à nous-mêmes?... Tu appelles le Christ Dieu, pourquoi trompes-tu par l'emploi d'un tel mot ? Nie donc que Moïse ait été appelé le Dieu de Pharaon. Tu nommes le Christ Fils et premier-né de Dieu : nie donc que le démon ait été créé avant les temps et les siècles. Tu rappelles que le Christ est semblable au Père : nie donc que l'homme, dès l'origine, ait été l'image et la ressenAlance de Dieu. Tu ne refuses au Christ que ce qu'il est : tu ne veux pas qu'il soit vrai Dieu, ayant avec le Père une même substance et une même divinité. »

I. Saint Jérôme^ parle P. Largent, deuxième partie, chapitre premier.

a. Lib. contra Auxentium^ n. ii.

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Comme celte insistance des ariens a taire le mol décisif, que les catholiques ne se lassaient pas d'exiger d'eux, fait ressortir Timportance et, en mainte rencontre, la nécessité des formules dogmatiques ! Ces formules précisent la doctrine; elles écartent les témérités ou les équivoques qui en menaceraient le véritable sens; elles n'ont jamais découragé les prudentes recherches des docteurs qui voulaient pénétrer plus avant dans l'essence du dogme révélé, en goûter mieux les beautés, et même en découvrir, s'il se peut, et en exposer les raisons intimes.

Hilaire, dans un passage qui a été souvent cité, constate que, malgré les hypocrites réticences de leurs guides, les fidèles ont gardé intacte une croyance que ceux-ci trahissaient. « Sous la conduite des prêtres de l'antechrist, le peuple chrétien n'a pas péri, car il ne jugeait de la foi des évêques que par leurs paroles. On nomme Jésus-Christ Dieu ; les fidèles croient que Jésus- Christ est ce qu'on leur dit. On déclare Jésus Fils de Dieu; ils regardent comme véritable cette filiation divine. On dit qu'il était avant les temps : les fidèles croient que ce qui était avant les temps a toujours été. » Et l'évêque de Poitiers conclut ce passage si consolant et si juste par de fortes paroles qui accablent 'ses contemporains prévaricateurs : « Les oreilles du peuple chrétien sont plus pures que les cœurs

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des évêques*». Ces oreilles sont plus pures, car elles gardent Técho des leçons saintes qui leur ont été confiées; et passant par dessus des guides infidèles, les âmes chrétiennes vont rejoindre, dans Tunité d'une même foi, les témoins sincères et les juges intègres qui la leur ont transmise.

Ces laïques demeurés orthodoxes couraient cependant un péril : plusieurs d'entre eux aimaient mieux s'assembler avec les hérétiques, que de quitter les temples où ils avaient longtemps prié, fit Je ne vous recommande qu'une chose », leur dit Hilaire; « gardez-vous de Tantechrist. Vous avez tort d'aimer tant des murailles; l'Église de Dieu n'est pas toute dans des édifices. N'alléguez pas comme une excuse le nom de paix; oserait-on douter que l'antechrist puisse s'asseoir sous ces voûtes? Les montagnes, les forêts, les prisons, les gouffres, me paraissent un asile plus sûr; dans ces déserts, dans ces cachots, dans ces abîmes, l'Es* prit de Dieu a inspiré les prophètes. Fuyez donc Auxence, cetange de Satan, cet ennemi du Christ, ce dévastateur des âmes, ce renégat de la foi qu'il a confessée par le mensonge et qu'il outrage par le blasphème. Qu'il assemble contre moi tous les conciles qu'il voudra, qu'il accole publiquement à mon nom, comme il l'a déjà fait, l'épithète d'hé-

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