I. Fita S, Hilarîi a Fortunato scripta^ lib. I, n. la
Auparavant, toujours d'après le récit de Fortunat, Hilaire avait délivré des serpents qui Tinfectaient l'île gallinaire, que Dom Chamard place h l'extrémité du bas Poitou, à la pointe de l'Aiguillon, non loin de Saint-Michel-en-l'Herm ce Si proche qu'elle parût, l'île rendue inacces sible parles serpents sans nombre qui l'occupaient semblait h tous plus éloignée que l'Afrique L'homme de Dieu, armé du signe de la croix aborda aux rivages maudits : à sa vue, les ser pents épouvantés s'enfuirent. Hilaire alors plante en terre son bâton, et leur assigne ainsi une limite que désormais ils n'osèrent dépasser*. » Désormais aussi, le serpent devient l'attribut iconographique du grand évêque. A Saint- Jean de Latran, une fresque de Borgogne représente Hilaire chassant les serpents de l'île abhorrée*.
Parmi de méritoires travaux et des méditations saintes, Hilaire approchait du terme de sa vie. D'autres, jusqu'à la fin, ont connu la lutte, la persécution ou du moins l'épreuve. Jean Chrysostome, banni, mourra dans « un désert perdu sur les montagnes du Taurus, vers lequel, dit Gibbon, se tournait l'admiration respectueuse du monde chrétien. » Augustin s'endormira, dans Hippone assiégée par les Vandales, l'âme toute