‹ Saint HilaireChapitre 6 sur 101 · I. De Trinit., lib. I, n · texte numérisé non relu

I. De Trinit., lib. I, n

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torieux. Mais nul fruit ne me reviendrait de Dieu, si la mort devait éteindre en nous tout sentiment. Aussi la raison elle-même me persuadait que Dieu ne m'avait pas appelé k une vie capable de réflexion et de sagesse, sans me laisser d'autre perspective qu'un déclin inévitable et une mort sans fin. Si la nalure humaine a été créée, c'est pour que ce qui n'existait point encore commençât, non pour que ce qui avait commencé cessât d'être*. »

L'Évangile de saint Jean délivra Hilaire de ces angoisses. « Mon esprit se fatiguait ainsi, alarmé sur lui-même a la vue de ce corps destiné à mourir Ferme dans sa pieuse certitude sur Dieu, mais craignant de périr avec son habitacle, il rencontra, après les textes de la loi et des prophètes, ces vérités capitales de l'enseignement évangélique : Au commencement était le f^erbe^ et le Verbe était en Dieu,,,, Et le Verbe s* est fait chair ^ et il a ha^ bité parmi nous,... Mon esprit alors franchit ses propres limites, et en apprit sur Dieu plus qu'il n'osait espérer. Il apprit que son Créateur est Dieu de Dieu, que le Verbe est Dieu et est en Dieu dès le commencement. Il vit que la lumière demeure dans le monde, et n'a pas été reçue par le monde.... Il reconnut que le Verbe s'est fait chair; qu'il a habité parmi nous, que sa gloire a

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