I. De Trinit,, lib. I, n
Digiti:
été vue, gloire du Fils unique du Père, gloire pleine de grâce et de vérité*. »
Hilaire a découvert la vérité totale ; presque en même temps il a connu le Dieu créateur de toutes choses, il a cru au Dieu père de Jésus-Christ. Il ic possède désormais, a-t-on dit, la notion de Dieu, la notion du Dieu vivant et véritable, lequel, réunissant en lui-même deux attributs que la raison humaine regardait comme incompatibles, Tunilé et la société, échappe à toutes les objections qui s'étaient élevées dans son esprit* ».
C'est avec une sorte d'ivresse — ivresse sainte et sobre qui échauflfe le cœur sans le troubler, qui exalte la raison sans l'étcfUrdir,* — que le futur évêque de Poitiers développe la doctrine qui lui dévoile la vie même de Dieu, et qui l'initiera à cette vie sublime. « Mon âme toute tremblante et inquiète trouva plus d'espérance qu'elle n'en attendait. Et d'abord, elle se pénétrait de la connaissance de Dieu le Père. Mais ce qu'auparavant, éclairée par la lumière naturelle, mon âme pensait de l'éternité, de l'immensité, de la beauté de son Créateur, elle sait aussi que tout cela est propre au Fils unique de Dieu. Elle ne partage pas entre plusieurs la foi qui n'est due qu'à un seul, car