‹ Saint HilaireChapitre 62 sur 101 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Nous savons déjà par quelle voie Hilaire est parvenu à la connaissance de Dieu. La raison lui a prêté son secours; Hilaire n'a pas dédaigné Targument populaire et tout ensemble décisif, qui se tire du spectacle du monde. « Qui ne tremblerait », demande-t-il, « devant cette^aj^sté quia déroulé les siècles, créé le monde, mesuré les temps par le cours des années, orné d'astres le ciel, empli la terre de fruits, enfermé les mers dans leurs limites, choisi T homme pour qu'il se servît de la création ou qu'il la dominât? Toutes ces œuvres nous révèlent réternelle puissance de leur auteur, au témoignage de l'Apôtre : Ses perfections inifisibles,., sont^ depuis la création du monde ^ aperçues par V intelligence à Vaide de ses œui^res*.... » II est peu d'hommes qui connaissent Dieu, et cependant, que de moyens nous sont

I» Tract, in Ps. LXV, n. 6.

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offerts pour le découvrir! « Rencontrerez-vons quelqu'un qui veuille chercher Dieu avec toute son intelligence ; qui méditant d'abord sur l'origine du monde, et ensuite sur celle du genre humain, s'élève par la raison a l'auteur et au père de l'univers*? »

Mais Hilaire ne s'est pas arrêté dans les régions que la raison lui ouvrait, il a voulu monter plus haut, et c'est presque en même temps qu'il a connu le Dieu de la nature et le Dieu de l'Évangile, le Dieu dont la raison proclame l'unité substantielle, et le Dieu en qui la révélation nous découvre une trinité de personnes. A d'autres, le dogme de la Trinité a pu peser; Hilaire l'a accueilli avec transport. « Dieu tout-puissant », s'écriera-t-il, « comme tu m'as donné l'être, tu m'as donné aussi Tintelligence ; tu m'as instruit par tes Écritures sacrées, par Moïse et tes prophètes, qui m'ont appris à ne pas adorer en'toi un Dieu solitaire. J'ai appris qu'il y a avec toi un Dieu qui n'esl pas autre que toi en nature, mais qui est un avec toi dans le mystère de ta substance.... Tel est l'enseignement que j'ai reçu, telle est la foi que je garde si fidèlement dans mon âme que je ne pourrais ni ne voudrais croire autrement (..,,iCa credidi et ita confirmatœ mentis fide teneOj ne aut possim credere aliter^ aut

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