‹ Saint HilaireChapitre 70 sur 101 · I. De frinit.y lib. II, n · texte numérisé non relu

I. De frinit.y lib. II, n

Digiti:

le Pêcheur s'expliquera lui-même.,.. » Le Verbe divin n'est pas comme nos verbes humains : le Verbe était en Dieu. Et Tévangéliste dit encore : Et lé Verbe était Dieu. « Ce Verbe est une réalité et non pas un son ; une nature (possédée par une personne), non un pur discours; un Dieu/non un néant. [P^erbiun hoc res est^ non sonus; natura^ non sermo; DeuSy non inanitas est,) Mais je tremble, et l'audace même de mon langage m'épouvante.

J'entends : au commencement était le Verbe: et cependant, les prophètes m'ont appris qu'il n'y a qu'un seul Dieu. Mais, pour arrêter mon tremblement. Pêcheur, explique-moi un si grand mystère, et ramène tout à l'unité.,.. Le Verbe était au commencement, il n'est donc pas dans le temps; il est Dieu, il n'est donc pas un son de voix ; il est en Dieu, il ne subit donc aucune altération, aucun dommage ; il est dans le Père inengendré, il est donc Dieu, lui le Fils unique, et nous le déclarons tel*. »

Le Verbe n'a pas été seulement le témoin de la création : tout a été fait par lui. Le Verbe est vie ; « et cette vie est la lumière qui éclaire les hommes et qui dissipe les ténèbres.... Le langage humain s'est tu, incapable d'aller plus loin; et ces vérités sublimes, le Pêcheur qui reposa sur la poitrine du Seigneur, les a apprises.... Admirons dans un

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