‹ Saint HilaireChapitre 71 sur 101 · De Trinil.y lib. II, n. i5, i · texte numérisé non relu

De Trinil.y lib. II, n. i5, i

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pêcheur une telle doctrine ; goûtons dans la parole de Jean les discours du Seigneur; et à Texempie de Jean, pour goûter mieux les discours du Seigneur et mieux nous entretenir avec lui, reposons-nous sur la poitrine de Jésus*. »

Le Fils, consubstantiel au Père, lui est parfaitement égal ; et cependant, comme ses devanciers, comme Athanase, son glorieux contemporain, Hilaire reconnaît au Père une certaine primauté que le Sauveur a proclamée lorsqu'il a dit :

« Mon Père est plus grand que moi, Pater major me est^, » Sans doute l'interprétation la plus commode, et ajoutons, aujourd'hui la plus commune, applique ce texte à la nature humaine du Sauveur; mais c'est de Jésus-Christ parlant comme Dieu, qu' Athanase, que Basile, qu'Hilaire lui-même n'ont pas craint de l'entendre. Disons-le tout de suite avec le P. Th. de Régnon, c( c'est une préséance, non de nature mais de personne, préséance consacrée par la formule du baptême. Le Père y est nommé le premier, il garde la première place parce qu'il est le principe^. » Hilaire s'expliquera lui-même. « Qui ne confessera que le Père est plus grand que le Fils, comme Finengendré l'est plus que celui qu'il

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