‹ Saint HilaireChapitre 93 sur 101 · I. In Mat th. cap. xvi, n · texte numérisé non relu

I. In Mat th. cap. xvi, n

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faillit pas dans l'épreuve ; de Pierre qui s'affligea que son amour, sommé par une triple interrogation de s'attester, parût douteux; et qui, relevé de ses chutes par ses trois confessions, mérita d'entendre trois fois ces paroles : P(tis mes brebis,».,^ »

L'évêque de Poitiers qui ne tarit pas sur les divines prérogatives du prince des apôtres, savait que ces prérogatives ont passé aux successeurs de Pierre, chargés comme lui de maintenir l'unité de l'Église. Dans ses Invectives contre Constance, nous l'avons vu s'indigner de la guerre portée jusqu'à Rome par l'empereur, et des violences qui avaient arraché le pape Libère à son siège (« Kertisti deinde usque ad Romain bellum tuumy eripuisti illinc episcopum, ») Hilaire, dans un de ces Fragments qu'il aimait à recueillir, nous a conservé les mémorables paroles du concile de Sardique : « C'est une chose excellente et souverainement convenable, que, de toutes les provinces, les prêtres du Seigneur en réfèrent au chef, c'est-h-dire au siège de l'apôtre Pierre. [Hoc optimum et çalde congruentissimum çidebitur, si ad caput, id est dd Pétri apostoli sedem^ de singidis quibusqiie pro\fiticiiSy Domini référant sacerdotes^ ,) »

L'Écriture, que l'Église garde avec un soin jaloux et interprète avec une autorité souveraine,

1, De Trinit., lib. VI, n. 36, 3;.

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