Ex opère hUtorico, Fragnt, II, n. c
Digiti:
est pour Hilaire la parole divine; tout ce que nous y lisons est c grand, divin, parfait* ». Grâce à rÉcrilure, nous connaissons Dieu, notre origine, notre destinée, les moyens d'y atteindre par une vie sans tache*. Mais trop souvent on n'apporte à la lecture de ces livres divins qu'une attention distraite ; trop souvent aussi, l'hérésie en a abusé ' : seules, la pureté du cœur et la prière en obtiennent une pleine et fructueuse intelligence.
Outre les livres protocanoniques de l'Ancien Testament, c'est-à-dire ceux qui étaient compris dans le canon des Juifs, Hilaire, au cours de ses ouvrages, cite ou nomme plusieurs des deutérocanoniques, auxquels l'Église reconnaît une valeur égale : le livre de Judith, les livres de la Sagesse et de l'Ecclésiastique, le livre de Tobie, et, dans le livre de Daniel, l'histoire de Susanne ; le second livre des Macchabées. Il attribue à saint Jean l'Apocalypse, sur l'origine johannique de laquelle saint Denis d'Alexandrie avait émis des doutes; à saint Paul l'épitre aux Hébreux ; à saint Pierre la seconde épître qui porte le nom de cet apôtre; l'on sait que la canonicité de ces deux écrits avait été dans l'Église l'objet de quelques hésitations.
Sur les fins dernières, — sur ce que l'on a nommé V eschatologie ^ — la doctrine de saint Hi-