ŒUVRE DES ENFANTS ABANDONNÉS
pût les aider à vivre et les rendre utiles à la société.
Il se donna plus de peine encore pour préserver les jeunes filles pauvres et honnêtes, des dangers auxquels les exposent leur âge et leur pauvreté. Il fonda pour elles le monastère de Sainte-Catherine, dit de' Fimari, et traça le règlement de vie qu'elles ont observé jusqu'à ce jour.
Pour mener à bien toutes ces entreprises, le serviteur de Dieu se servait du crédit de quelques âmes pieuses, en qui l'exemple de sa charité et ses entretiens familiers avaient excité un ardent désir de se dévouer au bien commun. Nommons entre les autres Jacques de' Crescenzi, d'une des premières familles de Rome, Laurent de Castello et François Vannucci, grand aumônier du Pape Paul III. Il conférait avec eux de ses projets; tout était examiné en détail : la manière dont on donnerait à l'œuvre ses premiers commencements, les aumônes qu'on pouvait attendre, le cardinal qu'en prendrait comme protecteur, les membres qu'on choisirait pour former la confrérie chargée de diriger l'œuvre et de présider à son maintien et à son développement. Ces points fixés, il se mettait le premier en campagne. Il y eut deux entreprises dans lesquelles il lui fallut plus qu'une sagesse humaine pour triompher des obstacles qui vinrent de tous côtés s'opposer à leurs débuts et à leurs progrès. L'une fut celle de Sainte-Marthe, l'autre celle du Collège Germanique, toutes deux très utiles à la gloire de Dieu.