‹ Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de JésusChapitre 246 sur 305 · LIVRE VI. — CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — CHAPITRE VI

arriva les quatre jours suivants, toutes les fois qu'il essaya de restituer la sainte relique. Enfin les Pères l'ayant eux-mêmes réclamée, il put la leur rendre sans éprouver de nouvel accident.

Colonna Cortei, aussi de l'île de Majorque, souffrait des douleurs semblables. Il lui semblait qu'on lui mît la tête en pièces à coups de marteau. Parfois, toute hors d'ellemême, elle demandait à son mari de chercher son œil et de le remettre en place; car elle croyait vraiment qu'il avait jailli de son orbite. Son mal alla même plus loin que celui de Barthélémy Contesti , car elle perdit complètement la vue. Dans ce triste état, elle entendit parler du miracle que je viens de raconter. Elle demanda la même signature, l'appliqua sur son œil, et au même instant, fut entièrement guérie et de sa cécité et de toutes ses autres douleurs.

Précédemment à ces deux faits, la vertu de la signature du Saint s'était aussi manifestée à Rome. Olympe Marina éprouvait des douleurs de tête si intolérables qu'il fallait la lier, pour l'empêcher de se jeter comme une furieuse contre les murailles, et de se mettre en pièces. On lui fit toucher trois fois une signature de saint Ignace, et aussitôt elle fut délivrée de sa fièvre et de ses douleurs de tête.

On écrirait un gros livre des seuls miracles dus au contact de cette signature bénie. A Valence, c'est une jeune fille aveugle qui recouvre la vue. A Valence encore, c'est un des principaux ministres de la cour qui est guéri de vertiges dont la violence faisait redouter une attaque d'apoplexie; depuis six mois qu'il était malade, les médecins n'avaient pu lui faire aucun bien, A Madrid, le P. Jean Rojas, de la Compagnie , souffrait des douleurs d'estomac qui le jetaient dans une sorte d'agonie , et donnaient à craindre pour sa vie. On lui fait toucher une signature du Saint ; à l'instant, il se lève guéri et se rend au confessionnal. Le P. Martin Gardi était depuis long-

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