Mon. Fabri, Memorials, n
3. L. Cros, Histoire de S. Francois de Xavier, I, 109-111, 123.
domine par le souci duroyaume.de Dieu. Neanmoins, le.savoir parisien entra peu a peu dans Kesprit; et au bout detrois ans, Inigo courut la chance des grades universitaires.
Avant le Noel de 1532, un jour que nous ignorons, .11 se rendit aux dicoles de la Nation de France, rue du Fouare. Selon les rites, des professeurs et des ecoliers .en nombre etaient presents. Centre un regent de Sainte-Barbe qui argumentait, Inigo soutint la dispute. Puis, plus tard, aux premiers jours de fevrier, il subit a huis clos les interrogations de cinq examinateurs choisis -par les intrants des .cinq provinces qui composaient la Nation de France, Une fournee d'autres ecoliers furent questionnes comme lui, sur la grammaire, la rhetorique et la'logique. 'R^ponses donnees, les examinateurs dresserent la liste des candidats admis et Inigo re9Ut d'eux, en presence du Procureur de la Nation de France, les clettres testimoniales qui le declaraient bachelier es-arts 1 .
Le reglement 2 de 1452 insistait pour que fut conserve dans les colleges le vieil usage qui obligeait les bacheliers a disputer, trente jours suivis, pendant ;le careme, donnant la replique a tout venant. Si, en 1532, ces ^discussions quadragesimales Etaient encore en usage a Sainte-Barbe, Inigo termina par cette surenchere d'ergotage les epreuves de sa determinanee.
Les examens de -la licence etaient aussi minutieusement regies que ceux du baccalaureat 3 . Nul'ne pouvait y etre admis, sans fournir 1'attestation ecrite qu'il avait entendu commenter par un maitre, non a la Mte, mais a-loisir, :les traites d'Aristote sur la generation et la corruption, sur le ciel et le monde, et aussi les parva naturalia et la metaphysique et la morale du Stagyrite; meme attestation etait Tequise de cours suivis d'arithmetique, de geometrie, et d'astronomie. Recommandation instante etait faite aux ecoliers d'approfondir, tout par-