‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 126 sur 396 · J. Quicherat, op. cit.> I · texte numérisé non relu

J. Quicherat, op. cit.> I

Les Summulee logicales de Pierre d'Espagne etaient enlhonneur. Mais les manuels recents de dialectique.etaient.nombreux; on pouvait choisir entre Georges de Trebizonde, Jean L'Arbore et Adolphe Agricola, sans parler de-Philippe Melanchton. Atix vieux livres mathematiques ;de Boece et .d'Euclide, et a la Sphere du mdine anglais, Jean .de:Sacroboseo, les libraires:parisiens -ajoutaient les traites plus :modernes de Lefevre d'fitaples et de Jean Fernel; de 1'Espagnol Juan Martinez 'Guijeno, dit Siliceo; -du ^celebre professeur d'Alcala, Antoine de Nebrija. Meme Simon de Colines editera, en ;espagnol, le Tableau de C6bts> de Jean Poblacion, m6decin de la Reine -de France, lileonore d'Autriche 1 .

Quoi qu'il en soit des ouvrages qu'il .aura .pu lire ret des maitres dont il aura pu suivre les le?ons, ;il faut no.ter qu'Inigo ;de Loyola, en commengant le cours des Arts, trouva le plus precieux secours aupres de deuxcamis tres chers, le Savoyard Pierre Le Pevreiet le Havarrais iFranfois de .Xavier.

Pierre 2 6tait ^a .'Paris .depuis ;quatre ; ans ;et venait < de passer ses examens .de licence. iFran^ois 3 :avait, lui raussi, -.termine ses etudes et -pris le -btrettum .doctoral; :il ;regentait la -philosophic au college de -Beauvais, -raais il -vivait encore -a Sainte- Barbe et partageait^une meme chambre .av.ec -Pierre Le Fevre. Inigo de Loyola vint .en tiers a 1'automne de 1529, -et des le premier moment, il fut convenu que Frangois servirait a Inigo de repetiteur de philosophic. En fait, ce fut Pierre Le Fevre qui se chargea de ce soin. Guide par ce jeune homme de vingt-quatre ans, doux, pur et penetrant a la maniere des:anges, 1'ancien soldat de Pampelune revoyait les matieres expliquees, proposait ses doutes, s'exergait a la dispute, faisait des lectures. Avec ; le temps, il en .vint a lire Aristote, par vertu, comme jadis, il lisait par gout les romans de chevalerie. Les progres furent lents; les facultes avaient perdu de leur souplesse, rintelligence etait d'ailleurs d'un homme d'action, et le coeur etait

1. Voir Ant. et Philippe Renouard, op", cit., pour les ann^es 1520-1533-

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