Id., n
2. Id., n. 90; Ep. et instr., I, 96; Le Vasseur (Ephem. ord. cart., II, 447" 452) relate la visite d'Inigo a la Chartreuse du Val de Cristo.
3. Parl& s'expliquerait le fait affirme" par Polanco (Cron., I, 53) qu'Ignace est &116 de Valence Barcelone.
mouvement Feut precipite dans le fleuve. Cette marche singuliere et penible dura longtemps. Jamais en sa vie, Inigo n'avait souffert pareille angoisse. II finit par sortir d'embarras ; mais comme il allait entrer a Bologne, il tomba d'une passerelle dans le ruisseau. Quand il en sortit trempe jusqu'aux os, et les vetements souilles de boue, les gens qui I'aper9urent, 1'accueillirent par des plaisanteries. A travers les rues, il demanda Faumone, de porte en porte 1 .
Pour se loger, il alia droit au college espagnol de la ville. Pedro Rodriguez de la Fuente del Sancho, professeur de droit canon et recteur de FUniversite, gouvernait la maison 2 . On fit bon accueil au voyageur; on lui donna des vetements, pendant qu'on lavait les siens. Quant a lui, il examina si, dans cette Universite fameuse, et au milieu de ses jeunes compatriotes, il ne pourrait pas achever ses etudes. II se decida d'autant mieux a ce parti, que les secours d'Isabel Roser lui arriverent tandis qu'il 6tait encore a Bologne 3 . On etait d'ailleurs au debut de Fannee scolaire. Mais le climat eprouva la sante de Fetudiant, affaibli par tant de privations et de fatigues. Vers la mi-decembre, il tomba malade et garda le lit pendant sept jours, tremblant de froid et de fievre, et travaille par ses habituelles douleurs d'estomac. Des qu'il fut debout, apres les fetes de Noel, il partit pour Venise, oil il arriva vers la fin de decembre 1535. II y passera seul, toute Fannee 1536, en attendant que ses amis Fy rejoignent pour le pelerinage aux Lieux Saints.
Durant ces douze mois, il s'occupera d' achever ses etudes de theologie en son prive, dans les loisirs que lui laissait sa vie de priere, de penitence et d'apostolat. Venise n'a pas d'universite. La plus voisine est celle de Padoue; il n'y a pas trace qu'Inigo en ait suivi les cours. Force nous est de conclure