Ibid., I
etudes; nous ignorons en quelles conditions; mais le fait est indubitable.
Nous sommes mieux renseignes sur son activite de directeur spirituel. La lettre a Jayme Cazador en temoigne deja. L' excellent archidiacre lui avait parle de trois neveux qui se trouvaient a Paris et le tenaient en inquietude. Dans son zele charitable, Ignace repond qu'il a ecrit a un ami de les voir. Au sujet de la maladie d'un Mossen Claret, de Barcelone, il exhorte Cazador a preparer son ami a la mort et a faire son testament. Sur quoi, il expose ses principes. Puisque Claret n'a pas d'enfants ni de parents proches, le plus sage est qu'il rende tout a celui qui lui a tout donne", en consacrant tous ses biens a des ceuvres pies. Selon saint Gre"goire, il est de plus grande perfection de faire les pauvres ses heritiers; mais, s'il existe des parents, pauvres eux-memes, ils doivent avoir la preference. Quant a laisser sa fortune a quelqu'un pour nourrir des chevaux et des chiens, pour grandir ses titres, dignites et le faste du monde, vraiment, observe Ignace, je n'y puis consentir * .
Cazador lui avait exprime le desir de le mettre en communication, quand il viendrait a Barcelone, avec une beate favorisee de Dieu et dont il dirigeait la conscience. Assurement, dit Ignace, quand j'aborde quelqu'un pour lui parler de Dieu Notre-Seigneur, fut-il pecheur, c'est moi qui gagne; a plus forte raison, s'il s'agit d'une servante choisie de Dieu Notre-Seigneur, dois-je tirer un plus grand profit. II accepte done, par avance, le rendez-vous propose, si cela doit tourner au service et a la gloire de Dieu et au plus grand avancement des deux interesses 2 .
Finalement, Cazador 1'avait consulte au sujet d'une religieuse du monastere de Sainte- Claire, qui se trouvait en peril dans sa communaute. Nous 1'avons deja dit, au xvi e siecle, c'etaient des Benedictines qui etaient etablies dans 1'ancien