Ibid., I
coeur a secourir les dmes de Barcelone, ne negligeait pas les occasions qui s'offraient d'aider celles de Venise. La, comme partout ou il est passe, il multiplie les entretiens spirituels et il recrute des retraitants. Lui-meme le dit dans ses dictees a Gonzales de Camara; il ajoute que ses retraitants les plus signales furent maitre Pierre Contarini, maitre Caspar de Doctis, un espagnol nomine Rojas, un autre espagnol qui s'appelait le bachelier Hoces *. II aurait pu nommer encore Martin de Zornoza et Jean Helyar 2 .
Martin de Zornoza est un gentilhomme basque, que ses affaires ont conduit un temps a Londres, et qui est en 1536 consul d'Espagne a Venise. Son nom est mentionne dans la correspondance du saint 3 , comme celui d'un vieil ami . Peut-etre a-t-il &ti connu par Ignace a Londres; tres probablement, il est 1'homme docte et bon * qui logea le pelerin a Venise. Ami de Reginald Pole, admirateur de ses qualites eminentes, jaloux de lui voir jouer un role sauveur dans cette Angleterre que la folie d'Henri VIII vient de separer de 1'Iiglise, Zornoza. a expose ses plans en deux lettres, 1'une a Charles- Quint (4 aout 1534), Fautre au cardinal Contarini (4 juin 1535). Ces deux pieces eloquentes 5 temoignent a souhait des sentiments eleves et du zele catholique du consul espagnol.
John Helyar est un ecclesiastique anglais. Nourri a Oxford des lettres humaines et des sciences sacrees, il est maitre esarts et bachelier en theologie. Des le debut de la persecution centre les catholiques, en 1535, il a fui 1' Angleterre, pour se refugier aupres de Reginald Pole, dont le palais, k Venise, abrite tout une colonie de jeunes Anglais.
Diego de Hoces etait andalou. Qu'etait sa famille, comment et pourquoi se trouvait-il a Venise en 1536; en quelles cir-