‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 189 sur 396 · Crow., I · texte numérisé non relu

Crow., I

de Charles-Quint rendait fort difficile, sinon impossible, un renoncement definitif au monde. Mais s'il ne devint pas jesuite,. le docteur Ortiz fut toujours un ami et un protecteur de 1'Ordre.

Nous le savons par le meme Polanco 1 , Fran9ois Estrada fut gagn6 alors par Inigo a la vie e vangelique ; le cardinal Gaspard Contarini, Lactance Tolomei, ambassadeur de Sienne a Rome, le medecin espagnol Ignacio Lopez, firent aussi les Exercices. Par apres, ils ne le cederent a personne pour le zele a soutenir les oeuvres de la Compagnie naissante.

Nous aimerions savoir quelques particularites sur 1'enseignement de Laynez et de Le Fevre, improvises professeurs a la Sapience, par une decision soudaine de Paul III. II faut nous contenter d'apprendre qu'au debut, Laynez ne satisfit ni lui-meme ni ses auditeurs; mais que, pour peu, il ameliora son cours et gagna la confiance 2 ; il expliquait le texte de Gabriel Biel sur le Canon de la Messe 3 . De quoi traitait Le Fevre? Nous 1'ignorons; il n'a rien dit dans son Memorial, et personne n'a supplee a son silence. Mais les deux maitres

1. Ibid., 9, 69. En depit des soup?ons de B6hmer (I, 214) les amis de Tolomei peuvent rdpondre pour lui, puisqu'ils s'appellent Vittoria Calonna, Ambrosio Catarini, les cardinaux Contarini et Cervini (Tacchi, Storia, II, ii 8). Ignacio Lopez, de la colonie espagnole de Rome, est mentionne' comme un ami dans le Cronicon de Polanco (I, 240, 242, 282) et encore dans la correspondance de Le Jay (268), de Xavier (I, 230, 246, 264), d'Araoz et d'Estrada (Ep, mixt., I, 38, 41, 97, 245, 255, 311). Du cardinal Gaspard Contarini, il suffira de rappeler ici qu'il copia de sa main les Exercices. Le P. Benedetto Ferrari affirma le fait au proces de canonisation de saint Ignace (Scr. de S. Ign., II, 872); et Maflfei (Vita, 1. V, c. 6) assure que de son temps (1585) le pr^cieux manuscrit e'tait consent par les he'ritiers du cardinal vdnitien. Pierre Ortiz, ancien eleve d'Alcala et de Paris, ambassadeur de Charles-Quint a Rome et aux dietes d'Allemagne, ne cessa point jusqu' sa mort, d'etre un insigne bienfaiteur de la Compagnie (Astrain, !> 250, 262).

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