‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 224 sur 396 · Ibid., ch. in, n · texte numérisé non relu

Ibid., ch. in, n

tion de la farnille soft modeste, ou aisee ou opulente; tant de tendances morales ont la leur racine profonde ! Dans un Ordre d'apotres destines a precher 1'Evangile en tout pays, il faut indispensablement une sante assez resistante pour supporter les longues etudes, les durs travaux, les climats rigoureux; la sagesse pour le confessionnal et 1' eloquence pour la chaire; une intelligence penetrante et une memoire fidele qui rendent 1' etude facile et profitable. Enfin, dans un temps ou le protestantisme infecte une grande partie de 1' Europe et s'infiltre par les Universites, aucune precaution ne saurait etre superflue, pour ecarter de la Compagnie les esprits inclines aux opinions nouvelles ou meme aux opinions exorbitantes de Penseignement communement re9u dans 1'^glise. On demandera done, au candidat a la Compagnie, son etat d'ame en matiere de foi ; ses dons intellectuels ; quelles ecoles, et quels maitres il a frequentes et avec quelle ardeur d'apprendre et quels succes academiques ; quel est son temperament * et son etat de sante ~ ; quelles sont ses pratiques de religion 3 ; quelle est la religion et la condition de ses parents et de ses proches et quel est enfin le lieu de son origine *,

A plus forte raison doit-on 1'interroger sur I'histoire de ses desirs de vie religieuse. Quels motifs Ty engagent; depuis combien de temps y pense-t-il; qui lui en a donne Pidee; ne serait-ce pas un jesuite ? En ce cas il convient de surseoir a 1'admission, afin que le candidat, apres mure reflexion et des prieres instantes au Seigneur, prenne son parti en pleine independance 5 . En toute hypothese, et d'ou que lui soit venue la pensee d'entrer en religion, est-il bien decide a abandonner le monde, pour suivre les conseils evangeliques ; a-t-il une volonte deliberee de vivre et de mourir dans la Compagnie de Jesus 6 ?

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