‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 266 sur 396 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

donner quelque courage; tant le nombre et 1'audace des heretiques les avaient intimides. Grace au zele des Peres, la priere et la frequentation des sacrements sont en honneur. A Tournai comme a Cologne, les Chartreux sont tres amis des jesuites 1 . Malheureusement, le P. Quentin Charlart qui etait avec le P. Olivier, Tame du groupe tournaisien, mourut le 22 juillet 2 .

Nous n'avons pas toutes les lettres de Ribadeneyra. Par celles qui nous sont parvenues, il semble que sa mission au sujet des Constitutions ne reussit pas. Parfois, il dit a Ignace d'une fa9on vague, qu'il faut attendre 1'occasion favorable 3 ; que ceux de Cologne ont recu de Salmeron toutes les explications desirables; que, personnellement, il ne voit pas ce qu'il peut faire aux Pays-Bas, si ce n'est peut-etre precher a Louvain 4 . Apres la mort du P. Olivier (22 aout), a qui il avait donne son suffrage pour la charge de provincial, et en qui il avait si grande confiance, il semble que le commissaire est quelque peu decourage; il regrette de ne pouvoir ecrire tout ce qu'il pense 5 . Finalement, la verite eclate en ces lignes significatives : Quant aux Constitutions, mes ailes se brisent et aussi mon coeur, voyant le peu de disposition qu'il y a ici, pour recevoir et garder les Constitutions comme il faudrait; c'est encore a Cologne qu'il y a le plus de bonne volonte 6 . On comprend alors pourquoi le commissaire soupirait apres la venue de Salmeron, esperant sans doute que, par sa presence et son autorite, celui-ci pourrait organiser cette province flamande encore chaotique.

En fait, Salmeron avait ete donne pour theologien au cardinal-legat envoye en Flandre par le pape, afin d'affermir la paix entre 1'Espagne et la France. D' apres les instructions recues d'Ignace, Salmeron devait proclamer Olivier provincial,

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