‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 3 sur 396 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

langue du regne de Louis XIV, Vessentiel des livres de Bartoli, de Maffdi et de Ribadeneyra. De 1679 a 1856, cette Vie fut souvent imprimee, et plus au xix e siecle, qu'aux siecles precedents, Quand Us n'ont pas reedite Bouhours, les jesuites francais de notre temps se sont contentes de traduire Ribadeneyra et Bartoli. A ce systeme modeste se sont arretes, notamment, le P. Terrien (1893), le P. Michel (1893), et le P. Clair (1891). Ces deux derniers ont bien senti les inconvenients de leur choix ; par des notes, Us ont essay e de satisfaire aux exigences des lecteurs modernes et d* enregistrer les conquetes du travail historique mene autour des origines de la Compagnie de Jesus. Si ces ecrivains meritants vivaient encore. Us seraient les premiers a convenir que leur osuvre est insuffisante aujourd'hui.

Depuis trente ans, on a beaucoup ecrit sur saint Ignace. Ses lettres, publiees avec grand soin par trots jesuites espagnols, ont ete editees, mieux encore, dans la collection des Monumenta Historica Societatis Jesu. Dans cette collection, figurent la cor- * respondance des premiers compagnons du fondateur ; la chronique de la Compagnie naissante, redigee par le P. Polanco ; le Memorial du P. Le Feme; le Commentaire de Simon Rodrigues ; V inestimable autobiographic, dictee pour ainsi dire par saint Ignace au P. Gonzales de Camara ; les proces canoniques institute en Espagne, en vue de la beatification du serviteur de Dieu. En outre, les Exercices Spirituels et le texte original espagnol des Constitutions, ont desormais leur Edition critique 1 . Enftn les etudes sur VEspagne, le Portugal, Vltalie, VAttemagne, la France, la Papaute au xvi e siecle, se sont multiples. Grace a cet enorme labeur, combien de donnees deprix nous sont acquises. Aujourd'hui on est en mesure, non seulement de controler des

i. Une nouvelle edition des Constitutions est sous presse, pour la collection des Monumenta historica . Les tditeurs m'en ont aimdblement communique les bonnes feuilles. Je remercie le P. Leturia et le P. Codina de I'aide fraternelle que m'a apportee leur obligeance.

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