‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 31 sur 396 · Azpeitia, Arch, mun., Acuerdos de · texte numérisé non relu

Azpeitia, Arch, mun., Acuerdos de

tarabie. En face des Fran^ais envahisseurs, la poussee de la race et de la terre natale s'ajoute a celle d'une ame fiere, pour determiner Inigo a mourir plutot que de se rendre a 1'ennemi. Faute de prtre, il se confesse a un compagnon d'armes, probablement dans la chapelle du chateau, qui etait dediee a Notre-Dame; et la conscience en paix avec Dieu, il s'apprete a remplir ses devoirs envers son roi;

Les Fran9ais bombardent la forteresse, jettent des fascines dans le fosse, preparent leurs echelles; la forteresse fait feu de son artillerie. La resistance etant le fait d'une poignee d'hommes, renies par les magistrats de la Cite, ne pouvait etre longue. Le combat, qui dura six heures, consista en canonnades de part et d'autre et en essais d'escalades de la part des assiegeants. Ce que fit Inigo de Loyola pendant la lutte, nous sommes reduits a le conjecturer. Nous ne savons que ce qu'il lui a plu de center a Gonzales de Caniara : L'attaque, dit-il, durait depuis un bon moment, quarid je fus atteint d'un boulet, qui, passant entre les deux jambes, blessa 1'une et brisa 1'autre 1 .,)) Une fois tombe, celui dont la parole ardente avait excite tous les courages, la bataille devait finir vite et miserablement. Si nous en croyons un recit, inspire par Talcade de la forteresse, Herrera, la fidelite des troupes n^ etait pas entiere. A trois reprises, des laches arborerent le drapeau blanc, en criant : Francia, Francia! Quelques-uns etaient si presses de capituler qu'ils allerent jusqu'a arracher les serrures des portes du Castillo. La forteresse, comme la ville, tomba aux mains des Fran9ais. ^

L'almirante de Castille 2 ecrivit a Charles-Quint : La plus forte place du royaume s'est rendue, apres neuf heures d'assaut. L'alcade a fait la plus grande trahison du monde; et non seulement nous ne lui avons pas coupe la gorge, mais on le soutient, lui et les autres, comme de bons serviteurs; ils sont au milieu de nous, defendus, proteges, et je ne serais point sur-

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