HORS DE L EGLISE
dans le temps et dans l'espace, qu'il s'appuie sur le témoignage des Prophètes, des Apôtres et de tous les disciples, au début, au milieu et à la fin, c'est-à-dire, à travers l'œuvre entière de Dieu... qui tend à notre salut et qui est notre foi. Cette foi que nous tenons de l'Église et par laquelle l'Esprit la rajeunit sans cesse..., cette foi est un don de Dieu confié à l'Eglise comme un principe de vie pour tous ses membres : par là nous sommes en communication avec le Christ, par le Saint-Esprit qui est le gage de l'incorruptibilité, le soutien de notre foi, l'échelle par où nous montons à Dieu. Car c'est dans l'Eglise, comme l'a dit Paul (I. Cor,^ xii. 28), que Dieu a établi les Apôtres, les Prophètes, les docteurs; c'est là que s'accomplit l'opération de l'Esprit-Saint dont sont exclus tous ceux qui ne courent pas à l'Église, mais se frustrent eux-mêmes de la vie par leurs erreurs de doctrine et de conduite. Où est l'Église, là est
in eo disposita est communicatio Christi, id est Spîritus Sancti, arrha incorruptelae et confirmatio fidei nostrae et scala ascensionis ad Deum. In Ecclesia eniniy inquit, posuit Deus apostolos, prophetas, doctores et universam reliquam operationem Spiritus : cujus non sunt participes omnes qui non currunt ad Ecclesiam, sed semetipsos fraudant a vita per sententiam malam et operationem pessimam. Ubi enim Ecclesia, ibi et Spiritus Dei ; et ubi Spiritus Dei, ibi Ecclesia et omnis gratia : Spiritus autem veritas. Quapropter qui non participant eum neque a mamillis matris nutriuri* tur in vitam, neque percipiunt de corpore Christi procedentem nitidissimum fontem : sed effodiunt sibi lacus detritos de fossis terrenis et de ceno putidam bibunt aquam, efifugientes fidem Eccles.iae ne traducantur, rejicientes vero Spiritum ut non erudiantur. — Alienati vero a veritate, digne in omni volutantur errore, fluctuati ab eo, aliter atque aliter per tempore de iisdem sentientes, et nunquam sententiam stabilitam habentes ; sophistae verborum magis volentes esse quam discipuli veritatis. Non enim sunt fundati super unam petram sed super arenam habentem in se ipsa lapides multos. Propter hoc et multos deos fingunt...^