Irénée veut parler de la fontaine probatique
ET L EVANGILE iSj
toute œuvre servile, c'est-à-dire de toute avarice, de tout commerce, de toute action inspirée par des mobiles terrestres ; elle exhortait à faire les œuvres de Tâme, c'est-à-dire à bien méditer, à faire du bien en parlant, à secourir le prochain. Et voilà pourquoi le Seigneur convainquait (d'erreur) ceux qui l'accusaient à tort de guérir les jours de sabbat. Il ne brisait pas, il accomplissait la Loi, il achevait l'œuvre du grand-prêtre, il rendait Dieu propice à l'homme... Bien plus, la Loi ne défendait même pas à ceux qui avaient faim de se nourrir les jours de sabbat de ce qu'ils trouvaient, si elle interdisait de moissonner et de ranger le grain. C'est pourquoi le Seigneur a dit à ceux qui accusaient ses disciples d'arracher et de manger les épis [Luc, vi, 3] :« Vous n'ave^ pas lu ce qu'a fait David, lorsqu'il avait faim.,. Le Seigneur se servait des paroles de la Loi pour excuser ses disciples et niontrer qu'il est permis aux prêtres d'agir librement... Sont prêtres tous les disciples du Seigneur qui n'héritent pas de champs, ni de demeures, mais qui servent toujours l'autel et Dieu. C'est d'eux que Moïse a dit dans le Deutéronome [xxxm, 9] : « Qui dit à son père et à sa mère : je ne te connais pas... a gardé mes préceptes... »
Tous ces (préceptes) sont donc d'une seule et même nature, c'est-à-dire qu'ils viennent d'un seul et même Dieu, selon ce qu'a dit le Sauveur à ses disciples [Matth., xiii, 52] : « O est pourquoi tout scribe qui a la science du royaume des deux est semblable à un père de famille qui tire de son trésor des choses