‹ Saint IrénéeChapitre 122 sur 181 · UNITÉ DES DEUX TESTAMENTS · texte numérisé non relu

UNITÉ DES DEUX TESTAMENTS

nouvelles et des choses anciennes. » Ce ne sont pas deux personnes qui tirent, Tune des choses anciennes, l'autre des choses nouvelles, c'est la même... Le père de famille est le Seigneur qui règne sur toute la maison de son Père : aux esclaves, encore indisciplinés, il donne la Loi qu'ils méritent; aux hommes libres, que la foi a justifiés, il donne les préceptes qui leur conviennent, il leur communique, (comme) à ses fils, son héritage. Ceux qu'il appelait les Scribes et les Docteurs du royaume des cieux, sont ses disciples. Par les choses anciennes et nouvelles qui sont tirées du trésor, il entend certainement les deux Testaments : l'Ancien, c'est la législation qui fut autrefois en vigueur ; le Nouveau, c'est la vie selon l'Evangile. C'est du Nouveau que David disait [Ps., xcv, I et xcvii, i] : « Chante^ au Seigneur un cantique nouveau », et Isaïe [xui, 16-12] : « Chante^ au Seignetir un hymne nouveau,,. », et Jérémie [xxxi, 31] : « Voici que je disposerai un testament nouveau... » Les deux Testaments procèdent d'un seul et même père de famille, le Verbe de Dieu, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui a parlé à Moïse comme à Abraham, qui vient de nous rendre la liberté et qui a multiplié sa grâce.

^11 y a ici, dit-il [mt. xii, 6], quelqu'un de plus grand que le Temple, » On ne parle pas de plus et de moins à propos de choses qui ne sont pas de même nature..., mais à propos de choses qui sont de même substance... et ne diffèrent qu'en grandeur: ainsi l'eau..., la lumière..., la grâce. La législation de

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