‹ Saint IrénéeChapitre 135 sur 181 · EN ESPRIT · texte numérisé non relu

EN ESPRIT

Dieu, si Dieu n'a pas passé dans Thomme?... Il juge ceux qui introduisent le docétisme... : qui sait si ceux-là sont vraiment des hommes..., et ne promènent pas... des ombres humaines? Il juge les faux prophètes qui n'ont pas reçu de Dieu la grâce prophétique... Il juge ceux qui opèrent des schismes, qui sont vides de l'amour de Dieu, qui songent à leur intérêt plus qu'à l'unité de l'Eglise; qui, pour de petites raisons, déchirent le corps glorieux du Christ, et, autant qu'il est en eux, le tuent... Il juge tous ceux qui sont en dehors de la vérité, c'est-àdire en dehors de l'Eglise ; et lui-même n'est jugé par personne...

La véritable science est de connaître la doctrine des Apôtres, l'état primitif de l'Église à travers Tunivers, la forme du corps du Christ à travers la suite des évêques auxquels les Apôtres ont confié les églises locales..., une exposition régulière (de la foi) conforme aux Écritures... ; surtout (la vraie science est) le don de la charité, plus précieux que la science, plus glorieux que la prophétie.

C'est cette charité qui enfante les martyrs qu'en tout temps rÉglise envoie au Père, tandis que les hérétiques n'en ont pas et prétendent que le martyre n'est pas nécessaire. La véritable science, celle que possède le disciple eh esprit, c'est de savoir éclairer les prophéties par la foi au Père, au Fils et à l'Esprit, telle qu'elle est enseignée par l'Église.

L'Eglise et le sacrifice eucharistique

Comme c'est l'Eglise qui, seule, peut interpréter l'Ecriture, c'est l'Eglise encore qui peut, seule, offrir à Dieu le sacrifice salutaire.

Que Dieu n'ait pas besoin du sacrifice des hommes, mais que ce soit l'homme qui l'offre qui en ait besoin, c'est ce que le Seigneur a enseigné avec clarté. En voici la preuve. Si parfois un homme négligeait la justice et s'éloignait de l'amour de Dieu et pensait se le rendre propice par des sacrifices..., Samuel lui disait [I, Iteg,xY, 22] : « Dieu ne veut pas d^ holocaustes ni de sacrifices y il veut qu'on écoute sa voix.,. » Et de même David [Ps. xxxix, 7)... ; et de mêmele psaume cinquantième [ii-i()):,,.^ Un sacrifice pour Dieu, c'est un esprit accablé ; Dieu ne méprisera pas un cœur contrit et humilié,,. }^; et de même Isaïe (i. II)... Et, après avoir rejeté les holocaustes, les sacrifices, les oblations, et les néoménies, et les sabbats, et les fêtes..., il a conseillé comme pratiques salutaires : « Lave^-vous, soye^ purs, emporte^ loin de mes yeux la perversité de vos cœurs,,. » (Isaïe, i, 16) .

Et ce n'est pas la colère, comme beaucoup le

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